La Cartouche Non classé Rugby

Clermont/Toulouse : même influence, pas le même palmarès…

Chaque année depuis bientôt une décennie, Clermond Ferrand enthousiasme sa Yellow Army en dominant le Top 14 grâce à son jeu spectaculaire. Sa longévité à ce haut niveau de performance interpelle et rappelle le glorieux Stade Toulousain des années 2000; et les comparaisons pleuvent, tel les cartons de Julien Bardy.

Clermont et Toulouse, c’est avant tout deux identités de jeu fortes…

« Jeu de main, jeu de toulousain »

L’adage qui colle à la peau du Stade. Depuis le renouveau du club de la ville rose symbolisé avec le titre en 1985 de Skrela-Villepreux, un engouement s’est crée pour deux grandes générations de joueurs qui avait un mot d’ordre: faire vivre le ballon. Cette idéologie de jeu était tout d’abord basée sur un 8 de devant conquérant en mêlée, qui permettait de fixer la ligne défensive adverse. Puis les « gros » laissaient le soin à leurs arrières de profiter des espaces créés, en prenant les intervalles tout en cherchant un partenaire qui venait se proposait à hauteur.

« La forteresse du Michelin »

L’ASM a parié sur Vern Cotter en 2006. Cet homme est devenu rapidement le symbole de la philosophie d’un jeu résolument joueur et enthousiaste, tout le contraire du bonhomme aussi chaleureux qu’une cartouche de Lawes sur un ouvreur    

Fin tacticien, il a prôné un jeu utilisant la largeur du terrain afin de désorganiser la défense adverse. Avec un demi de mêlée qui éjectait rapidement les ballons (Mignoni), la gonfle arrivait rapidement sur l’aile du terrible Nalaga qui déboulait pour faire voler tous ses vis à vis afin de plonger en terre promise. Ainsi, le Marcel Michelin s’est construit une réputation européenne telle la droite de David Marty, avec une invincibilité de 77 matchs sur plus de 5 années en Top 14. Cette tactique du « large-large » a perduré après le départ du Néo-Zélandais en 2014, mais est devenu plus cadré et réfléchi sous la houlette d’Azéma. Le coup de tatane de Spedding et la justesse de la charnière Lopez-Parra permettent une alternance apréciable.

Et une influence intergénerationelle

« Toulousain, Toulousain, Toulousain ! »

Allez demander aux parisiens si ils en avaient pas marre d’entendre ce chant des midi-pyrénéens tout les ans durant le week end de la finale du Championnat de France. Très nombreux grâce a la renommée du club, une véritable vague rouge et noir déferlait sur le Parc des princes puis par la suite au Stade de France. Et en général la fête se prolongeait, avec pas moins de 12 victoires sur 15 finales entre 1985 et 2012 ! De véritables légendes qui ont contribué à ces exploits se sont succédés: de Emile N’Tamack, Christophe Deylaud à Vincent Clerc et Yannick Jauzion en passant par Fabien Pelous ou Frederic Michalak. Certains (all blacks !) sont aussi devenus célébres dans toute dans la ville rose mais plus particulièrement pour leurs exploits nuptiales… Certains d’entre eux ont aussi laisser leur empreinte à travers des gestes techniques qui portent leur nom, la Poitrenade étant le plus célèbre; elle précipitera le premier des deux échecs toulousains en finale de la H-Cup sur ses 6 finales.

« ASM, ASM, ASM! »

La Yellow Army, c’est l’auto proclamé meilleur public de France, un club qui serait capable d’élire Radosavljevic dans leur XV de légende du championnat.

Aussi nombriliste que l’était Fofana sur ses prises de balle, les clermontois ont tendance à regarder le classement de saison régulière avec une fierté que connaissent actuellement leurs collègues en jaune et noir de Charentes Maritime . Malgré la pléiade de grands joueurs qui sont passés au club depuis l’arrivée de Cotter (Rougerie, Bonnaire, Sivivatu…), ils ont remporté autant de titres que Dan Carter sous le maillot de Perpignan et même moins que Rémi Talès ! (De cet angle là c’est vrai que ca fait mal). Lorsque le mois de mai arrive, signe annonciateur des phases finales, le supporter Montferrandais se met à trembler: entre des scénarios catastrophes à répétition, buteur en panne de réussite, et même des erreurs d’arbitrages, l’ASM a enchaîné les déceptions. Sur 12 finales, seulement une victoire a été obtenu en 2010 face à Perpignan. Même Denis Troch, spécialiste en préparation mentale ou le grand amateur de LA BAGARRE Jamie Cudmore n’ont pu enrayer cette spirale négative. 

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Si les deux clubs possèdent une identité propre, les deux clubs se rejoignent sur certains points. Si Clermont arrive enfin à se débarrasser de ses démons, ils seront les favoris pour soulever le Brennus en Juin même si des outsiders comme le MHR ou le RCT montent en puissance et que des surprises venant de La Rochelle et de l’éternel Stade Toulousain ne sont pas à écarter.

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