Non classé Rugby Sur Le Pré

Du spectacle et une branlée.

Italie-Irlande: 10-63

Après s’être fait marcher dessus par les Gallois dans leur propre stade, les italiens devaient une revanche à leurs supporters. Mais c’est tout le contraire qui s’est passé. Sous le regard médusé des spectateurs de l’Olympico, et face à des irlandais qui n’avaient à priori pas vraiment apprécié les exploits de Hogg samedi dernier, les Azzuris se sont faits écraser, balayer, laminer, réduits en poussière (ouais, carrément.).

Plus étonnant encore, c’est le manque de réactions et d’orgueil de l’équipe italienne. Elle avait pourtant montré des progrès très intéressants ces dernières années, venant même à battre à plusieurs reprises la France, l’Ecosse ou l’Afrique du Sud. On venait même à en être capable d’en citer deux joueurs ! Peut être que le passage de témoin entre Brunel et O’Shea est compliqué pour ce dernier mais les rumeurs d’un éventuel barrage avec le Tournoi B refait surface. Et ça, ce n’est pas forcément bon pour les bouffeurs de spaghettis. Mais on les voit mal relever la tête dans ce tournoi ultra relevé.

Galles-Angleterre :  16-21

Encore une fois les anglais ont frisé la correctionnelle. Face à des Gallois revanchards après leur prestation morne de la semaine dernière en Italie, les anglais arrivaient animés des mêmes attentions au Millenium. Et alors que l’on s’attendait à voir autant d’envolées que lors du dernier Stade Francais-Brive de triste mémoire (si vous l’avez vu c’est que vous êtes balaises), on a tout simplement assisté au match de l’année. Des gallois qui jouent avec leur cœur et leurs tripes, des anglais sous pression, un arbitre au top, et le must : Ross Moriarty qui passe le bonjour à Owen Farrell. 

Autant vous dire que le supporter français était aussi content que Fabien Galthié, à en entendre ses nombreux bruitages. Après une 1ère mi-temps monstrueuse, que ce soit au niveau des impacts ou au niveau de l’ingéniosité de la combinaison galloise sur l’essai de Liam Williams, le XV du poireau manquait le K-O sur l’interception de Yoann Hug.. Dan Biggar qui remontait 70 mètres avant de se faire rattraper in extremis par Daly. Puis, sinon ça ne serait pas drôle, le Jean-Marc Doussain gallois et ex-clermontois (ce qui peut expliquer la chose) craquait sous la pression et ne trouvait pas la touche sur un dégagement depuis son en-but. Trois passes pour traverser en large le terrain et le même Daly laissait Cuthbert sur place pour CRUCIFIER les locaux. Bref à la fin c’est toujours les anglais qui gagnent.

France-Ecosse: 22-16

Après le match de la veille, le français moyen se dit qu’avec l’Ecosse en face il risque de prendre son pied au vu de la philosophie prônée par les deux entraîneurs. Et la fin, il se dit qu’il ferait mieux de faire comme si il n’avait rien vu. Car la bouillie de rugby proposée dimanche contrastait avec l’ensemble des matchs de l’ère Novès. Des approximations en pagaille, un arbitre qui a choisi de ne pas sanctionner les fautes dans les rucks, ce qui a logiquement pourri les sorties de balles. Et à ce petit jeu là, on ne va pas vous faire un dessin, ce sont les frères Gray qui sont se sont montrés les plus adroits.

Tout ce qu’on retiendra de ce match, c’est que le lobby rochelais autour de Lacroix sera plus important que jamais après le triste match de Vakatawa, que la sortie de Laidlaw a été le tournant du match, et que Russell a réalisé l’action du match.

 

Allemagne-Roumanie: 41-38

« Cette victoire face à la Roumanie est folle, c’est quelque chose d’historique ». Ce sont les mots du capitaine allemand d’origine australienne Sean Armstrong. On ne pensait pas que battre des roumains pouvait faire tel effet. Plus sérieusement, les rugbymen allemands (oui, ça existe) ont remporté, pour la première fois depuis 70 ans, une victoire historique face à la Roumanie (41-38). C’était lors du championnat européen des Nations, la deuxième compétition européenne derrière le tournoi des 6 Nations. Pour vous les italiens, c’est ici qu’on peut gagner des matchs. Ce championnat est organisé en plusieurs divisions, trois au total. La première division se déroule pendant les matchs du Tournoi des 6 Nations et a lieu sur deux saisons. Il y a deux poules, la poule 1A et 1B. 6 équipes par poule. 10 matchs. Les équipes s’affrontent une fois à domicile et une fois à l’extérieur. Pour la petite histoire, c’est la France qui est la plus titrée (26 titres) du temps où la France pouvait jouer le tournoi des 5 Nations et ce championnat européen.

 

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