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Thomas Voeckler, dans l’ascension des émotions.

Si toi aussi tu as passé certaines journées chaudes de juillet dans ton canapé ou sur la route d’ailleurs, si tu as savouré (ou pas) les commentaires du duo Thierry Adam-Laurent Jalabert sur France 2, si tu t’es dis « Putain mais il est passé où ton vélo Froome ? » quand t’as vu le britannique gravir les pentes du Ventoux comme un coureur de marathon, alors tu connais forcément Thomas Voeckler, notre cycliste français préféré, sûrement celui qui t’as fait le plus vibrer.

Voeckler, c’est celui qui a passé vingt jours en jaune, dix en 2004 et dix en 2011. Celui qui a tenu tête au champion Lance Armstrong (quoi que…) dans les Pyrénées. Celui qui t’a fait aimer Bouygues Télécom. Celui qui t’a fait connaître Pierrick Fédrigo. Celui qui attaque sur une étape de plat « pour les spectateurs et pour se faire plaisir ». C’est donc celui qui te sort de ta sieste quand tu mattes une étape Granville-Angers, tu sais cette fameuse étape « promise aux sprinters » où les échappés n’ont aucune chance. Ti Blanc c’est celui qui va dire à la presse qu’il n’est pas dans un grand jour mais qui va gagner l’étape six heures après. Celui qui va traîner en queue de peloton pendant des jours mais se montrer quand la route va s’élever. Celui que tu ne vois que grâce à la caméra de Nicolas Geay en première semaine. Celui qui va faire des grimaces immondes sur son vélo mais si tu le connais bien, tu sais que c’est pas parce qu’il est en pleine forme. C’est celui qui t’as fait comprendre à quel point le maillot jaune transcende.

Francis (oui, c’est son troisième surnom..) c’est le coureur français le plus populaire des années 2000 mais le moins apprécié du peloton. Celui qui est prêt à ne pas attendre Johnny Hoogerland, son compagnon d’échappée pris dans une chute dans un barbelé à cause d’une voiture France Télé. Oui, on lui pardonne parce qu’au bout de cette étape il y a le maillot jaune. C’est celui qui se fait huer aux Pays-Bas depuis. Logique. C’est celui qui est qualifié de « puncheur-baroudeur », on ne sait pas trop ce que ça veut dire mais ça rime avec winner. C’est quand même celui qui t’a sublimé une étape Le Cap d’Adge-Perpignan, durant le Tour de France 2009, en attaquant sur un rond-point et en gagnant en solitaire.

Thomas c’est aussi un style en danseuse reconnaissable parmi tous les autres cyclistes. C’est un des plus grands descendeurs de son époque avec Vincenzo Nibali. C’est un champion de France qui a vraiment montré son maillot. On connaît l’intelligence de jeu, Voecker a l’intelligence de courir. Si il n’est pas aimé des autres coureurs c’est surtout parce qu’il est redouté. C’est celui qui, sans préparation, va finir meilleur grimpeur du tour de France 2012 et porter ce maillot à pois dégueulasse que tu associes directement à Richard Virenque. Mais Thomas c’est aussi une vraie personnalité. Celui qui est contre les oreillettes depuis toujours. Celui qui va s’arrêter sur le bord de la route pour engueuler un spectateur. Celui qui n’a jamais abandonné son directeur sportif Jean René Bernaudeau.

 

Thomas Voecker, c’est tout ça et il en manque sûrement. C’est surtout celui qui va s’arrêter après le tour de France 2017 et qui va laisser un grand vide dans le cyclisme. Celui qui a fait vibrer les français pendant de nombreux étés. Pour toutes ces émotions, chapeau l’artiste et merci à toi Thomas !

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