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L’Irlande, une équipe sous côté

Le XV du Trèfle représentant l’île irlandaise a réalisé un exploit monumental en novembre dernier. En battant les All Blacks (40-29) ils ont déjoué tous les pronostics qui annonçaient un score plus proche de ce qu’avait pris la France un an plutôt à la coupe du monde. Face à des néo zélandais peut être venus la fleur au fusil, les fiers celtes avaient réalisé un match fantastique, contrairement à leur Tournoi des 6 nations 2016 en dents de scie. Puis deux semaines plus tard, la revanche eut lieu à Dublin et après un nouveau match sublime, les Blacks ont pris leur revanche (9-21). Avant de confirmer en battant une équipe d’Australie invaincue jusque là (27-24). Néanmoins, toute l’Europe n’a d’yeux que pour la perfide Albion et son entraîneur Eddie Jones (celui qui a le droit à 20 gros plans dans les tribunes, durant un match), ce qui est assez justifié. Pourtant l’Irlande est un adversaire redoutable…

Un collectif et des tauliers, pas de stars.

Depuis le départ à la retraire de BOD (Brian O’Driscoll), l’Irlande peine à retrouver un joueur de grand talent mythique. Son successeur charismatique, Paul O’Connell a entretenu la flamme mais a pris sa retraite après la dernière Coupe du monde. Depuis, l’Irlande se cherche désespérément un joueur de cette trempe. Henshaw n’a pas supporté la pression populaire qui l’annonçait comme le futur BOD. Best ou Heaslip sont des références mondiales mais n’ont pas ce supplément d’âme capable de transformer chaque joueur en géorgien enragé. Quant à Sexton, il a tendance à se faire anesthésier régulièrement par ses adversaires, et l’ex-joueur du Racing ( oui oui, c’était bien lui et pas un homonyme venu de Fédérale 2) est désormais concurrencé par Jackson. Mais ce dernier n’est pas aussi COURAGEUX que Sexton, comme l’est aussi le grand MIKE BROWN.

Une dynamique intéressante

Avec l’arrivée de Schmidt en 2013 , les Irlandais ont décidé à l’instar des autres nations britanniques de passer sous pavillon néo zélandais. Après avoir constaté l’excellent travail de Gatland avec le XV du poireau puis de Cotter avec l’Ecosse, l’ex-entraineur de Clermont et du Leinster a été plébiscité par la féde irlandaise. Et son travail, alliant la rigueur des kiwis au irish fighting spirit, a été récompensé par deux victoires du Tournoi en 2014 et 2015 ! Spécialistes emblématiques de la touche et ralentisseurs hors pair dans les rucks, les irlandais ont ajouté à leurs compétences les ballons portés et une capacité à tenir durablement le ballon avec une intensité folle, symbole du travail technique opéré par le staff depuis plusieurs années. Pendant ce temps, Tillous-Borde battait sous les applaudissements de ses coéquipiers le record de France de wattbike, Lagisquet mettait en place des plans de jeu pour les arrières plus innovateurs les uns que les autres (Passer à Bastareaud=>Faire un tout droit=>Perdre le ballon au contact=>Dire que c’est la faute à pas de chance=> Recommencer) et Saint André se félicitait à chaque défaite de se rapprocher des meilleurs.

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Après la cuisante défaite en quarts de finale de la Coupe du Monde face à l’Argentine, le XV du trèfle a connu un Tournoi 2016 moribond, avec une triste défaite (10-8) au Stade de France.

Même si l’Écossé a remporté leur confrontation lors de la 1ere journée, il ne faut pas négliger les progrès des écossais et la première mi-temps ratée des hommes en verts. Et l’Italie a fait les frais de leur frustration. Emmené par une charnière parfaitement huilée, un joueur s’est particulièrement distingué et sera à surveiller samedi : C.J.Stander. Le joueur du Munster a délivré une prestation XXL face aux Italiens, avec pas moins de 3 essais et une passe décisive au pied que n’aurait pas renié Sir Wilkinson. Avec O’Brien et Heaslip, voilà une troisième ligne ultra complète capable de prendre le meilleur sur n’importe lequel de ses vis-à-vis.

Un type jeu que les français ont du mal à contenir

L’année dernière, les français ont vaincu le signe indien en gagnant leur première confrontation depuis 2012 ! Ce qui est assez paradoxal, c’est lorsque les provinces du Munster, du Leinster et de l’Ulster avaient des résultats décevants sur la scène continental que l’équipe national se portait le mieux, et inversement.

Pour ce qui est du match, on peut légitiment affirmer que les français ont les armes pour rivaliser dans les domaines de la mêlée, physique, tactique. Le désormais récurrent manque de finition français pourrait être un facteur déterminant, mais la clé du match sera incontestablement les rucks. Si la France réitère sa prestation d’il y a deux semaines face à l’Écosse, il y a fort à parier que les irlandais n’auront aucun mal à s’imposer. Surtout que Novès a fait le choix de n’aligner aucun gratteur, même si Bru et les joueurs sont conscients de ce grand danger…

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