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Le XV Talent d’or du week-end : Poite apprend les règles aux anglais

Après l’arrivée de Trump au pouvoir et la nouvelle coupe de Mathieu Bastareaud, on pensait avoir tout vu en 2016. Mais 2017 repart sur les mêmes bases: Guy Novés qui voit une défaite encourageante, l’Ecosse qui gagne face à une nation britannique, et l’Italie qui mène à la pause face à l’Angleterre. On a eu beau regarder et vérifier à maintes reprises, on avait bien que de la bière.

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Le XV Talent d’OR :

1 Baille : Le jeune toulousain a tenu son rang et à été le meilleur tricolore sur le terrain. Mobile dans le jeu lorsque les français ont eu le ballon, il a participé à la bonne tenue française en mêlée. Point noir : ses placages ont été peu tranchants, alors que ceux de Ben Arous ont été décisifs.

2 Gega : Un bon match du talonneur italien. Si les italiens avaient une mêlée aussi solide lors de la première moitié du match, ils le doivent à son talonneur, simple et efficace. Un joueur qui représente bien le match de son équipe.

3 Slimani : Un bon match du pilier droit français. Il a tordu son vis à vis en mêlée fermée, et a surnagé dans une équipe de France dans le dur. Bon dans ses placages, agressif, il est l’une des rares satisfactions et a marqué des points. Pas très compliqué en même temps vu la rentrée de son remplaçant, qui a eu le temps d’échapper de justesse à un carton sur un déblayage que seul Owens avait vu.

4 Gray : La tour écossaise a régné dans les airs à Edimbourg. Prenant le dessus sur le capitaine gallois Aly Wyn Jones, il a encore été indispensable dans son abattage défensif. Il a aussi su déployer ses grands compas, reconnaissable à sa chevelure façon boucles d’or. Un des tous meilleurs.

5 Toner : A l’instar de Gray, qui possède le même profil que lui, il a régné sur les airs et sur les mauls. Du haut de ses 206 centimètres, il a vu les français ne lui opposer aucune résistance en touche: du pain bénis pour lui ! Il a aussi parfaitement réussi à les isoler en les amenant au sol. Clairement dans la lignée de O’Callaghan.

6 C J Stander : Attendu au tournant après sa piteuse prestation face aux italiens, où il n’avait inscrit que 3 essais, l’afrikaner sorti tout droit de la formidable formation irlandaise a confirmé sa prestation. Inusable et insupportable avec ses ralentissements toujours à la limite dans les rucks, il a été un poison pour Serin et les libérations de ballons ont donc été peu rythmées. Le duel avec l’anglais Mario Itoje sera scruté, l’opposition sera toute autre.

7 Haskell : Après une première mi temps compliqué, il a repris du poil de la bête dans le deuxième acte. Des courses rentrantes lui ont permis d’avancer énormément balle en main et de remettre peu à peu les anglais sur la marche avant. L’ancien joueur du Stade Français est devenu un joueur important pour Jones.

8 Poite : Un match XXL et sans conteste possible, le meilleur tricolore sur le terrain du week end. Alors que la tactique des italiens, totalement novatrice et qui a enthousiasmé toutes les nations détestant l’Angleterre, aurait pu déstabiliser n’importe quel arbitre, il a su garder son calme. Et a rendu un match plaisant malgré un niveau de jeu moyen. Il s’est même permis le luxe de manier l’ironie au nez des anglais ébahis. La cerise sur le gâteau !

9 Murray : Face à lui, Baptiste « french flair » Serin. Un petit blond avec un caractère bien trempé. Mais l’irlandais, une référence mondiale, a de la bouteille. Il a alterné le petit jeu au pied entre nos ailiers et arrières, sous la traditionnelle pluie. Il a même été récompensé par un bel essai, si on excepte le fait qu’il n’avait pas le droit de relever le ballon de la sorte et qu’il profite d’un écran. Un très gros match.

10 Sexton : Dans un premier temps déboussolé par les français, avec notamment un premier coup de pied tactique envoyé directement dans les gradins, les supporters français commençaient à parier sur sa sortie sur commotion. Mais malgré les aides de Ben Arous et Le Dévédec, il a tenu son rang magistralement, distribuant des coups de pieds de classe internationale pour laisser les français sous pression.

11 Venditti: Un essai qui rappelle de bons souvenirs à Florian Fritz. La combinaison, qui demande un buteur avec une précision hors pair, a déjà été réalisé en Coupe d’Europe lors du match Leinster-Toulouse avec David Skrela. Un essai qui aura eu le mérite d’enrager le flegmatique Eddie Jones, et rien que pour ca, il méritait sa place dans ce XV.

12 Henshaw : Le nouveau BOD à fait son deuil de prodige déchu. Mais contrairement à Gavin Henson, il a décidé de se mettre au service de son jeune coéquipier Ringrose plutôt que de se miner comme un étudiant tous les jeudi soirs…Dans un style répétitif, il a eu un rôle de bélier efficace.

13 Campagnaro : Mis sur le banc par O’Shea pour les deux premiers matchs, on se demande encore si l’entraineur irlandais ne confondait pas Mc Lean et Campagnaro au moment de cocher les noms sur la feuille de match.

14 Seymour : Fidel lieutenant de son arrière, l’ailier barbu qui sait défendre (on ne parle donc pas d’Huget ici) a mis à l’amende son vis à vis gallois Williams. Toujours dans le rythme, tranchant, il a été un grand artisan du succès calédonien.

15 Hogg : Le Lionel Messi du rugby a encore frappé. Tout ce qu’il touche se transforme en or. Un amour de passe sur un pas ? Fait. Casser 8 reins en 2 secondes ? Fait. Des fractures de l’égo en rafale ? Fait. Manque de bol, il n’est pas sud africain, ne dab pas et défend comme Teddy Thomas. Compliqué pour se faire reconnaitre en France.

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