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Flamands, wallons, Belges… Où êtes-vous passés ?

     Les années 2000 marquent l’âge d’or de la Belgique. Les belges ont pu compter sur des champions et championnes en simple comme en double.

    Chez les hommes, on se souvient évidemment des frères Rochus. Pas forcément les meilleurs joueurs de leur génération, mais une identité et un style de jeu à en faire douter les plus grands, malgré leur petite taille. En témoignent les victoires d’Olivier contre Safin, Moya et un titre à Roland-Garros en compagnie de son ami Xavier Malisse. Ce dernier a aussi connu une belle carrière. Celui à la coupe de cheveux atypique (taper PNL sur google si vous voulez voir) a atteint le top 20 et une demi-finale à Wimbledon. C’est d’ailleurs le deuxième belge le mieux classé de tous les temps.

    Chez les femmes, ce ne sont pas des championnes mais des légendes. Mais pour ceux qui ne se souviennent pas de Kim Clijsters et Justine Hénin, petite piqûre de rappel. Justine, c’était la Roger féminine. Des coups académiques, et un revers qui en a fait rêver plus d’un. Son talent lui a fait remporter quatre Roland, deux US et un Melbourne. Et évidemment, une place de numéro une mondiale. Kim, elle, ce n’était pas la force tranquille. Un coup droit surpuissant, une attaquante comme on en voit peu souvent. Redoutable en simple comme en double (très rare à notre époque), elle remporte trois US Open et deux grands Chelems en double. Les deux championnes ont remporté ensemble la Fed Cup, seul titre de l’histoire de la Belgique.

    Mais depuis cette génération dorée, plus rien à se mettre sous la dent. Retour sur cette nouvelle équipe de Diable rouge.

    Le leader toutes catégories confondues, c’est David Goffin. A 26 ans, il a déjà fait plus que tous ses prédécesseurs en simple. Dixième à l’ATP, une finale de Coupe Davis en 2015, il est dans la meilleure période de sa carrière. Mais il a toujours ce blocage en Grand Chelem. A Roland, l’an dernier, c’était sa chance de faire une performance. Mais il a pris une gifle contre Thiem, qui reste la meilleure relève du circuit ATP. David a encore du chemin à parcourir avant de rentrer dans la cour des grands. S’il continue comme ça, on le classera dans la catégorie des faux espoirs du tennis en compagnie de Ernests Gulbis ou Kevin Anderson.

    Le problème pour David c’est que derrière lui, il ne peut compter uniquement sur Steve Darcis ou Ruben Bemelmans. Le premier restera toujours un joueur banal du circuit ATP. Quand on veut faire monter une côte sur un pari sportif on sait qu’il ne perdra pas contre le 300 ème mondial. Mais à quand l’exploit en grand chelem ? Son heure est passée. Le second n’est pas très connu et c’est normal, il n’a jamais dépassé la 84ème place.

    Le réel espoir a 17 ans, il est 827 ème à l’ATP et se nomme Clément Geens. Son ascension est fulgurante et il a espoir de rentrer dans le top 500 à la fin de l’année. Mais bon, on ne peut pas dépendre d’un minot. Ressaisissez-vous messieurs.

    Chez les dames, que de déceptions. La première, c’est Yanina Wickmayer. En 2009, elle a tout juste 19 ans et un style de jeu nous rappelant Kim : attaquante et puissante. Des espoirs sont posés sur elle quand elle atteint les demi-finales de l’US Open et finit l’année à la douzième place mondiale. Or, il y a un léger contretemps dans sa carrière : une blessure au dos qu’elle traîne encore maintenant. Elle la plongera dans l’oubli et la fera passer de talentueuse à bonne joueuse. Dommage.

   L’autre espoir, c’était Kirsten Flipkens. Mais comme une étoile filante, elle n’a duré qu’un court instant. Ce moment, c’est en 2013. Ce tournoi de Wimbledon tout le monde s’en rappelle. Pourquoi ? Parce qu’il y a la victoire de notre Marion bien aimée. Kirsten, elle, réussit deux exploits coup sur coup. D’abord, Flavia Penetta, qui était dans une des meilleures formes de sa carrière, qu’elle bat en deux sets. Puis Petra Kvitova, titrée deux fois dans le royaume, qu’elle bat au terme d’un combat acharné et plus de deux heures de jeu. Malheureusement, elle s’incline contre Marion en demi et ne dépassera plus jamais le deuxième tour d’un Grand Chelem. Dommage.

   Tous ces espoirs qui viennent de défiler sont la preuve que le tennis Belge n’est pas mort. Mais chez les hommes et surtout chez les femmes, il y a des icônes qui sont impossibles à remplacer. On souhaite bonne chance à cette génération pour écrire son histoire.

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