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Où en est le tennis argentin?

On a connu Guillermo Vilas, inventeur du lift avec Björn Borg, vainqueur de quatre tournois du Grand Chelem, et premier joueur argentin à gagner un tournoi majeur. On a connu Gaston Gaudio, vainqueur de Roland Garros en 2004. On a également connu David Nalbandian, Guillermo Coria ou encore Juan Ignacio Chela. Carlos Berlocq a bien tenté de se mettre au niveau de ces derniers. En vain. On le connait plus «  joueur insupportable à jouer » que grand joueur. Richard Gasquet peut en témoigner, lui qui l’a affronté deux années de suite à Roland.

Puis il y a eu Juan Martin Del Potro, vainqueur de l’US Open, mais trop souvent blessé pour prendre réellement la succession de ses illustres prédécesseurs. Quel dommage pour un joueur avec un talent incontestable et un coup droit qui en ont fait rêver plus d’un. Certes, il a fait des Jeux Olympiques héroïques en atteignant la finale face à Andy Murray mais son engagement physique l’a fait rechuter et nous le voyons très peu depuis le début de la saison. À maintenant 28 ans, on a du mal à croire en un retour de l’argentin. C’est un peu le même constat pour Juan Monaco, excellent joueur argentin ayant atteint le top 10 mais trop blessé pour espérer mieux.

Mais quelle est la relève du tennis argentin? Celle qui a remporté, avec Juan Martin, la coupe Davis l’année dernière face à la Croatie mais qui semble tout de même limité par un talent trop peu exploité.

Il y a déjà Frederico Delbonis, qui a littéralement détruit le géant Ivo Karlovic dans le match décisif de Coupe Davis l’année dernière. Prendre le service de Karlovic plus de cinq fois dans un match, ça relève carrément de l’exploit. À 26 ans, l’argentin a sûrement réalisé l’exploit de sa carrière. Très bon sur terre battue comme tous les argentins, ses résultats en simple laissent un peu à désirer. Il a clairement le potentiel mais il n’a jamais réellement réussi à éclore au plus haut niveau. Avec un meilleur classement de 33ème mondial, il n’a jamais fait mieux que troisième tour en Grand Chelem. Ça coince un peu donc.

Il y aussi Guido Pella qui s’est révélé sur le tard, à l’âge de 25 ans. Il atteint son meilleur classement l’année dernière avec la 39 ème place mondiale grâce à une très belle saison. Depuis c’est aussi plus compliqué. Blessures et problèmes de confiance ne lui permettent pas de viser plus haut. Il évolue aujourd’hui à la 148ème place mondiale. C’est dire. On ne le sent pas pouvoir aller plus haut non plus. Et pourtant, le talent est là. Excellent service, coup droit de gaucher, il avait fait souffrir Gilles Simon l’année dernière à Roland Garros. Au terme d’un match assez fou en cinq sets, le français s’en était sorti alors que l’argentin avait le match en main. Un coup dur sûrement pour Pella qui n’a jamais vraiment réussi à rebondir après ce match.

Comment oublier également Leonardo Mayer? L’homme argentin au bandeau. Quelle déception ! Lui aussi avait le talent, lui aussi avait la vista pour aller encore plus haut. Mais lui aussi a plafonné. En Grand Chelem, il n’a jamais fait mieux que huitièmes de finale. Son titre le plus majeur? Une Coupe Davis en 2016 avec ses potes argentins. Si il joue un rôle prépondérant dans la qualif en finale face à la Grande Bretagne, il ne jouera que le double face à la Croatie et le perdra. En fait, Leonardo Mayer et la Coupe Davis c’est une grand histoire d’amour . Il a disputé le match le plus long de l’histoire en simple face à Joao Souza. Un match qu’il remportera en 6h42, 15-13 au dernier set sur sa onzième balle de match. T’es le mayer Leonardo. Mais tu aurais pu faire beaucoup mieux.

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En 2017, de nombreux joueurs argentin tentent d’éclore au plus haut niveau. Diego Schwartzman semble être celui qui sort du lot. À 24 ans, il a déjà réalisé quelques beaux exploits. Petit gabarit, il peut faire penser à son homologue autrichien, Dominic Thiem. Le talent est indéniable. Mais le mental? Il a quand même réussi l’exploit de se prendre deux roues de bicyclette par Baghdatis l’an passé. Le doute est permis. Il est encore jeune alors on peut y croire !

Facundo Bagnis, Nicolas Kicker ou encore Renzo Olivo pointent le bout de leur nez. Mais on les sent tout de même clairement en-dessous.

Le tennis argentin a toujours regorgé de talents mais les blessures les ont toujours ralenti. Le mental, parfois aussi. Et c’est bien dommage.

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