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Seabelo Senatla, un destin pas vraiment commun

Seabelo Senatla. Si vous avez découvert le rugby à 7 lors des JO à Rio, vous avez sûrement entendu parler de ce joueur. Il avait été obligé de déclarer forfait en demi finale et n’avait pas pu participer à la petite finale remportée par les Blitzboks. Une terrible désillusion pour celui qui était considéré comme un des tous meilleurs. Vainqueur du match pour la troisième place, son coéquipier Francois Hougaard lui avait donné sa médaille. Touché par le geste du sud-africain, le CIO avait décidé de donner une treizième médaille de bronze. Une juste récompense pour ce joueur.

 

C’est l’histoire d’un gamin qui s’est mis à courir, courir, courir. Et qui ne s’est jamais arrêté. Ses parents l’ont souvent regretté, et ont eu du mal à freiner le jeune homme. Devenu l’un des plus grands joueurs de rugby à 7 à seulement 24 ans, il a un style particulier qui déchaine les passions: il n’est pas le genre de joueur aux appuis de feu ou capable de mettre d’énormes percussions. C’est plutôt un joueur qui va faire des différences avec une vitesse hors norme et une vision du jeu remarquable pour prendre les intervalles. Du haut de son gabarit modeste avec ses 1,78m et ses 80 kilos, il a déjà planté le nombre astronomique de 189 essais ! Le phénomène s’est clairement imposé comme une star.

“Je ne cours jamais autant lorsque je revient chez moi parce qu’en général je suis au repos et je fais très attention à mon corps.» déclarait il au Daily Maverick. Question pertinente tellement on a l’impression de voir une pile éléctrique sur le terrain. Lancé en 2013, il a tout de suite été performant avec l’équipe nationale à 7 avant de tenter sa chance en Super Rugby en 2014. Un essai moins concluant, et le jeune ailier avait alors préféré se focaliser sur le Seven.

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Depuis, le numéro 11 ne s’arrête plus. Élu meilleur joueur du monde de la saison 2015-2016, il éclabousse de toute sa classe les terrains aux quatre coins du monde. Présent à Jean Bouin le 13 et 14 mai prochain pour l’étape française, il a néanmoins annoncé qu’il repasserait à XV cette année avec la franchise des Stormers. Il rêve encore de porter la tunique des Springboks, et veut tout mettre en oeuvre pour y arriver. Mais il garde un gout amer des JO 2016: la médaille de bronze ne lui convient pas. Il a annoncé vouloir revenir en 2020 à Tokyo pour remporter le métal le plus précieux, et absolument rien d’autre; preuve d’un caractère bien affirmé.

Un caractère de battant qu’il a forgé dans sa petite ville de Welkom de seulement 200 000 habitants, quand on sait à quel point il est compliqué de réussir lorsque l’on ne naît pas dans les grandes métropoles sud-africaines. Il a au moins réussi un de ses objectifs: donner l’envie de courir à ces jeunes de quartiers défavorisés.

 

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