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Clippers rime trop souvent avec losers

Encore une fois, comme chaque année, comme tout le temps, les Clippers ont déçu. Après une saison régulière plutôt moyenne avec une quatrième place obtenue à l’arrache, l’équipe de Los Angeles affrontait Utah au premier tour des playoffs. Accessible dirait-on. Au final c’est une nouvelle défaite  comme l’année dernière face à Portland. Comment une telle équipe peut se ramasser à tel point chaque année? Comment un tel effectif ne peut viser plus haut? Comment Deandre Jordan ne peut rentrer que si peu de lancers-francs? Bref, l’heure est grave à LA et il va vite falloir remanier à ça. Très vite. Au risque de devenir une équipe banale de NBA.

Une série mal négociée

Après seulement 17 secondes de jeu durant le game 1, Rudy Gobert se blesse. Signe du destin ou non, le français était le problème number one à résoudre. Mais les Clippers s’inclinent tout de même sur un buzzer beater de Johnson. On sent tout de suite que le Jazz est au-dessus. Circulation de balle, domination dans la raquette, les Clippers n’y sont pas mais ils s’accrochent. Puis mènent 2-1 avant de perdre sur blessure Blake Griffin, le deuxième gros atout de l’équipe. Gros coup dur une nouvelle fois. Comme chaque année, les blessures font terriblement mal à l’équipe de Doc Rivers. L’année dernière, Chris Paul et Griffin encore s’étaient blessés lors du premier tour face à Portland. Bis repetita cette saison. Blessures mentales? On pourrait définitivement se poser la question. Trop de malchances tue la malchance. Un bon match 6 et un espoir de rafler la gagne aux Jazz au Staples Center. Encore une fois c’est raté. Le Jazz est fort. Los Angeles est faible. En défense comme en attaque, c’est en-dessous. Comme d’habitude, les vacances arrivent bien trop vite.

Paul, Crawford, Jordan et puis c’est tout

Chris Paul est grand, certes. Mais bien trop seul pour faire la différence. Bien aidé tout de même par Jamal Crawford, il a porté à bout de bras son équipe pendant toute la série en l’emmenant dans un match 7 plus qu’inespéré. Mais ça n’a pas suffi. Il n’a pas réussi à tout faire. Très petit match 7 pour CP3 mais comment lui en vouloir? Comment en vouloir à l’un des meilleurs meneurs de NBA? Le meneur à l’ancienne. Celui qui mettra 20 points mais qui te délivrera caviar sur caviar. Les Clippers ne méritent pas Chris Paul et ça s’est encore vu. Mais comment oublier les prestations plus qu’insuffisantes de JJ Redick? Grand joueur de petit match. Jean Jerome n’est pas un « clutch player » et a encore beaucoup à faire pour devenir celui qu’il veut. Sa non présence sur le parquet dans les dernières minutes des matchs signifient beaucoup. Savoir tirer des lancers-francs c’est bien. Être décisif c’est mieux. Savoir défendre c’est encore mieux.

N’oublions tout de même pas de féliciter Deandre Jordan. Limité certes mais un battant, un joueur qui ne lâche rien. Sa complémentarité avec son meneur a fait beaucoup de bien cette saison. Son nombre de rebonds également. Si il savait shooter…

Chris-Paul-Paul-Pierce

Un chantier évident

Ce chantier commence bien évidemment par le coach. Arsène Wenger a fait son temps, Doc Rivers également. Son apathie sur le banc et sa résignation n’ont plus rien à faire aux Clippers. Des joueurs comme Brandon Bass ou encore Diamond Stone auraient mérité du temps de jeu.. En vain, ils n’auront même pas eu leur chance. Si Rivers n’a cessé de dire que son équipe serait prête pour les playoffs, il s’est encore trompé. Comme trop souvent. À l’inverse de Chris Paul, Doc Rivers ne mérite pas (ou plus) les Clippers. Pire dans tout ça. Griffin, Paul ainsi que Redick sont en fin de contrat. Il est très fort à parier que ces joueurs voudront claquer la porte maintenant que la saison est terminée. Et il faudra reconstruire. Une page se tourne à Los Angeles. Une page nécessaire. Le propriétaire des Clippers, Steve Ballmer, pourrait également péter les plombs. Sûrement la fin d’une ère à LA. L’histoire retiendra que cette ère se terminera sur la fin de carrière d’une légende, Paul Pierce. Comme un paradoxe.

Actuellement, à Los Angeles, il ne fait pas bon de jouer au basket.

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