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L’OM Champions Project, 13 mois plus tard

   Après le match nul face à Konyaspor, l’OM a encore été critiqué, et à juste titre. Notamment par certains de ses « supporters ». Après les « Mitroglou c’est une chèvre », « Payet faut qu’il arrête » ou encore « Evra tu es nul ! Même si t’as pas joué, tu es nul ! » (Mohammed Henni, ce philosophe…), beaucoup de joueurs en ont encore pris pour leur grade après une copie plus que limite en Ligue Europa. Cela contraste avec l’excitation autour de l’arrivée de Frank McCourt ressentie un an plus tôt. Beaucoup parlent déjà d’un échec pour « l’OM Champions Project ». Mais est-ce vraiment le cas ? Faisons un premier bilan, 13 mois plus tard, du projet fou de Franck McCourt.

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Oui, il y a du positif du côté de l’Olympique de Marseille. Les résultats sont enfin bons, et le club est de nouveau dans le peloton de tête en Ligue 1. Avec Rudi Garcia, l’OM a terminé 5ème la saison dernière, et est 4ème en ce début de saison avec déjà une avance de trois points sur Caen, surprenant 6ème (avant réception de Guingamp ce dimanche 26 novembre, pour le compte de la 14ème journée). De plus, les Phocéens ne sont pas loin des places qualificatives pour la Ligue des Champions. L’OM ne fait plus le yoyo en championnat comme lors des deux dernières saisons : les Marseillais étaient 4ème en 2014-2015 avec Marcelo Bielsa puis 13ème en 2015-2016 avec Michel… on a connu plus régulier. Les olympiens ont donc retrouvé l’Europe, avec la Ligue Europa, et est en passe de se qualifier pour la suite de la compétition.

Les olympiens retrouvent une crédibilité et peuvent de nouveau prétendre à une qualification européenne. La volonté de retrouver l’ADN du club, perdu pendant les derniers mois de l’ère Margarita Louis Dreyfus, se traduit avec les retours d’anciens et l’arrivée de joueurs combatifs capables de tout donner pour le maillot ciel et blanc. Certaines recrues ont réellement amené un plus au club Olympien. Tout d’abord, il y a Luiz Gustavo. C’est un joli coup réalisé par l’OM : recruter un tel joueur pour moins de 10 millions d’euros est remarquable. Il y avait longtemps qu’un tel joueur n’avait pas foulé la pelouse du Vélodrome avec le maillot de l’OM. On peut également citer Mandanda, Amavi, Sanson, Rami ou encore même Thauvin, tous recrutés à des prix raisonnables au vu du marché des transferts en ce moment. Autre point positif : l’arrivée de jeunes du centre de formation dans le groupe pro. Maxime Lopez la saison dernière, Boubakar Kamara cette année. Même s’ils ne se sont pas encore imposés, le fait que ces talents souhaitent réussir à Marseille montre que le club est dans une bonne direction. Pour finir, on peut parler d’une réussite hors football. À lui tout seul pendant l’été, Jacques-Henri Eyraud a relancé la consommation de tisane en France. Quel génie !

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Cette blague de très bon goût est une superbe transition pour parler des points négatifs de l’ère McCourt, et notamment la mauvaise communication des dirigeants. Entre les phrases tournées au ridicule par les médias, ou les promesses inatteignables, ça fait beaucoup. Il était évident que l’OM n’allait pas retrouver la Ligue des champions au bout d’un an et demi et que des grands joueurs allaient tout de suite signer à des prix hallucinants. Prenons l’exemple du buteur. Pendant quelque temps, les dirigeants marseillais nous ont vendu un joueur de niveau international, comme Diego Costa (évoqué par Jacques-Henri Eyraud lui-même). Aujourd’hui, ce joueur s’appelle Mitroglou… C’est moins sexy, d’un coût. L’ambition est une très bonne chose, mais il faut qu’elle soit réaliste, ce qui n’était pas le cas pour l’OM Champions Project. Certaines recrues sont bonnes, mais pas pour les ambitions affichées au début du règne de McCourt à Marseille. Pour ne rien arranger, les deux recrues les plus chères sont (pour l’instant) des échecs. Payet et Mitroglou n’ont plus leurs niveaux d’antan, même si il est bien tôt pour réellement juger l’apport de l’avant centre grec. Comme mauvaise recrue, on peut également parler d’Evra (aucune argumentation n’est nécessaire pour parler de cette catastrophe), de Sertic ou Germain.

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Ces différentes erreurs de communication et de recrutement ont des répercussions : les supporters ne sont pas toujours présents au stade (notamment pour les matchs d’Europa League) et les abonnements n’ont pas été vendus comme espérés. Par ailleurs, les abonnements  ne comprennent pas les matchs d’Europa League. Ceci explique peut-être cela… Pour ne rien arranger, le dialogue entre le club et les supporters est rompu. Une cassure existe depuis que le club a suspendu mi-août les Winners pour le match contre Ostende pour « abus pyrotechnique », ce qui a été très mal vécu par les virages du stade Vélodrome…

Maintenant, parlons terrain. Les résultats sont bons, certes, mais le jeu, beaucoup moins. Et c’était encore une fois terrible face au 15ème du championnat turque jeudi… Les supporters olympiens n’ont plus vibré depuis le départ de Marcelo Bielsa, et ils se plaignent du jeu stéréotypé mis en place par Rudi Garcia. Cela se voit notamment lors des matchs face à de grosses équipes. Le bilan de l’OM face au top 5 (PSG, ASM, OGC Nice et OL) sous l’ère Garcia est famélique : 11 matchs, 3 victoires, 2 nuls, 6 défaites, 17 buts marqués pour 32 buts encaissés… Dernier énorme raté pour ce projet : l’invincibilité Bordelaise face à Marseille court toujours. Et vu la direction que prennent les Phocéens, ce n’est pas près de s’arrêter…

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