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Ce qu’il ne faut pas retenir de l’Olympico

Paradoxale. Cette rencontre dominicale a été le théâtre d’une opposition déséquilibrée, autant dans le jeu que dans le score final. Si l’Olympique de Marseille a dominé et a livré un match sérieux, c’est l’Olympique Lyonnais qui sort vainqueur de ce choc (2-0). La rencontre a offert aux quasi 60 000 supporters Lyonnais une occasion de fêter les 30 ans des Bad Gones, et pour que cette soirée soit parfaite, parlons une fois pour toute de ce qu’il ne fallait pas retenir.

La première chose que l’on pourra facilement oublier, c’est l’absence de Memphis Depay et de Bertrand Traoré, qui n’ont pas empêché l’OL de faire preuve d’un réalisme remarquable. Même si le premier but de Fékir (6ème minute) n’est pas un bon exemple, le but de Mariano Diaz (51ème) et la réalisation refusée pour hors-jeu de Kenny Tete confirment cette capacité qu’ont eu les joueurs de Génésio à convertir leurs occasions. Mais malgré cette réussite dans les derniers mètres, la manière n’était pas au rendez vous, et le capitaine Lyonnais ne s’en est pas caché à la mi-temps. « On fait n’importe quoi » a-t-il déclaré au micro de Paga, et le terme de paradoxe prend alors tout son sens.

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En parlant de paradoxe, que diriez-vous d’oublier la gigantesque boulette de Steve Mandanda? Le football est un sport cruel. Que vous soyez gardien du FC Bouzze les Deux Eglises, ou portier d’un des plus grands clubs européens, être le dernier rempart peut vous couvrir de gloire, comme de honte. Ce soir, notre Steve national à craqué, mais il a relevé la tête et à réalisé des arrêts décisifs. Doit-on lui faire porter le chapeau ? Il semble avoir sa part de responsabilité, mais que dire des errances défensives marseillaises? En effet, même si les Phocéens ont dominé le match (60 % de possession et 19 tirs), il reste encore trop de domaines ou ils doivent impérativement s’améliorer pour prétendre au podium. Ce qu’il faut oublier de cet OM, c’est donc dans un premier temps son manque d’efficacité offensive (vous remarquerez que ce défaut devient récurrent au fil des journées). Il est toujours bon signe de se créer beaucoup d’occasions, mais comme dirait Ribéry, c’est aussi bien de marquer des buts.

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Le problème ce soir était donc dans la finition, mais également dans la concentration défensive. A l’image du but de Mariano, il existe trop de moments de flottement au sein de l’arrière garde bleue et blanche. Au lieu de serrer le buteur Lyonnais (auteur de 13 buts en 17 matchs), Rami et sa bande ont préféré le regarder conclure en réclamant une faute pour le moins discutable. Cette mauvaise attitude est donc à ne pas retenir, ou à montrer dans les écoles de foot, au choix. Cet Olympico n’a pas été le choc retentissant que la feuille de match laissait présager. Malgré une ambiance extraordinaire, et un bel hommage à Joel Bats qui assistait à son dernier match devant son public, c’est avec une légère déception que se termine cette 17ème journée.

Augustin Bernard

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