Non classé Rugby Sur Le Pré

Le drop : les trois points du week-end rugby

La dernière du Racing à Yves-du-Manoir, la première défaite de La Rochelle ou la maîtrise de Clermont, retour sur les faits marquants de la quatrième journée de Champions Cup.

 

Racing 92: Une dernière réussie à Yves-du-Manoir

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Victoire, bonus offensif et une deuxième place au classement, parfaite opération comptable pour le Racing qui enterre définitivement les espoirs européens du Castres Olympique (29-7 pour les Franciliens). Mais au delà des faits de match, du carton rouge de Imhoff ou de la mêlée dominatrice ce samedi, c’est un tout autre sujet qui a attiré notre attention.

1907. Voilà 110 ans que le Stade Yves-du-Manoir, “Stade du Matin” jusqu’en 1928, est au service du sport français. Jeux Olympiques, finale de la Coupe du Monde de Football en 1938, matchs de rugby, l’enceinte de Colombes qui porte aujourd’hui le nom du jeune joueur du Racing mort en avion, a vu défiler de grands moments du sport français. Si les problèmes d’affluence ont toujours poursuivi ses travées, en cause une localisation peu avantageuse, ceux qui ont eu la chance de s’asseoir sur ses vieux sièges en plastique, décolorés et mal couverts n’ont pas pu s’empêcher de ressentir une touche de mélancolie. Mélancolie pour une époque où le rugby était avant tout une histoire de copains. Une époque durant laquelle les joueurs pouvaient descendre sur le terrain avec un noeud papillon ou un béret basque sans craindre la foudre fédérale, une époque où la troisième mi-temps concourrait autant que les deux premières à créer la légende d’une équipe. Ce ne sont pas les supporters qui ont envahi le terrain à la fin du match qui diront le contraire.

Pour ça et pour tant d’autres raisons le stade Yves-du-Manoir va manquer au paysage professionnel du rugby mais sa mission n’est pas pour autant terminée car il va, à partir d’aujourd’hui, couver les espoirs du Racing 92 et nul doute qu’il veillera sur eux avec bienveillance.

La Rochelle : pas de panique !

patrice-collazo-passe-sa-colere-sur-la-glaciere-09-12-16-2705.jpg« Addition salée”, “réveil difficile”, les titres pour indiquer la défaite du Stade Rochelais (21-3 face aux Wasps) à Coventry indiquent un certain dépit, une crise latente mais est-ce vraiment nécessaire d’adopter des tons si graves? Prenons un instant et un peu de recul pour analyser la situation.

Depuis le début de cette saison européenne, la planète rugby a les yeux rivés sur une seule et même équipe: le Stade Rochelais. Trois matchs, trois victoires, trois bonus offensifs et une sérénité assumée. Pour leurs premiers matchs de Champions Cup, les hommes de Collazo et Garbajosa ont marché sur l’eau et O’Driscoll, légende du rugby irlandais, est allé jusqu’à dire au micro de BT Sport que l’équipe de France devrait jouer comme les Maritimes. Un jeu décomplexé, avec du déchet certes, mais plaisant, un mélange de joueurs d’expérience et de jeunes à fort potentiel et des entraîneurs qui font l’unanimité. La recette qui a si bien fait ses preuves la saison dernière en Top 14 a cette année doublé la mise en Champions Cup. Remarquons aussi qu’aujourd’hui le Stade Rochelais est premier de sa poule et compte plus de points que n’importe quelle autre équipe française (sauf Clermont) et pointe à la première place du Top 14.

Certes la défaite est large et le compteur d’essais n’a pas bougé mais peut-on pour autant parler de crise? Patrice Collazo préfère parler d’apprentissage et découverte en relativisant la défaite et en la mettant sur le compte de la nouveauté, et il a bien raison.

Enfin, les excellents résultats de l’année passée et de ce début de saison ne doivent pas nous faire oublier que les rochelais ne sont remontés en Top 14 qu’en 2014 et que leur situation actuelle relève plus du domaine de l’exploit qu’autre chose.

Alors, crise ou pas crise? Les prochains matchs nous donneront rapidement une réponses mais il est difficile de ne pas imaginer ce groupe ne pas réserver d’autres surprises.

Clermont : le caractère des grandes équipes 

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Après la victoire de lundi dernier (14 – 46) les Clermontois pouvaient s’attendre au pire et les Sarries avaient clairement fait le déplacement avec l’intention de laver l’affront de leur première défaite à domicile depuis 2015. Diminués par leurs absents mais particulièrement remontés, les Anglais ont fait parler leurs points forts: la défense “wolf pack” (montée défensive très agressive avec un joueur qui monte seul sur le porteur de ballon) et des individualités dominantes.

Après 15 premières minutes compliquées, les joueurs de l’ASM s’en sont remis aux pieds de leurs botteurs en s’appuyant sur les fautes des londoniens, peut-être trop débordants d’envie, pour l’emporter.

Si battre deux fois de suite les champions en titre est en soit une réussite, c’est le caractère du collectif clermontois à susciter le respect. Depuis leur victoire du Top 14, on sent les joueurs délestés d’un poids considérable. Peut-être moins dominateurs, les Asémistes ont appris à s’adapter aux situations. Quand les arrières n’arrivent pas à faire la différence, ce sont les joueurs de la mêlée qui se chargent de trouver l’avancée et quand ils ne marquent pas d’essais ils s’en remettent au jeu au pied.

C’est donc tout naturellement que cette équipe, un peu moins spectaculaire, assagie, se pose aujourd’hui comme sérieuse prétendante au sacre européen.

 

Dario Felix

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