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 Embiid – Simmons, une hype spectaculaire pour un duo hors norme

20 victoires sur 40 rencontres, les Philadelphia Sixers ont déjà gagné plus de matchs que lors de trois de leurs quatre dernières saisons. Alors certes les Sixers ne sont que 9e au classement à l’Est, mais cette jeune équipe n’est pas si loin des play-offs. Une nette progression permise grâce à une stratégie bien particulière dénommée « The Process » qui tourne autour de l’australien Ben Simmons et du géant camerounais Joel Embiid. L’objectif : privilégier le recrutement de jeunes aux dépens des résultats pendant 4 ans. Une tactique qui commence à s’avérer payante.

Superstars aux Etats-Unis, Simmons et Embiid, joueurs des Philadelphia Sixers, ont récemment eu l’occasion de se montrer en Europe lors du NBA London Game opposant les Boston Celtics aux 76ers. Et cette rencontre a tenu toutes ces promesses bien qu’elle ne soit qu’une jolie publicité pour la NBA. L’attention n’était focalisée que sur 3 joueurs : Kyrie Irving, superstar des Celtics mais aussi sur un géant nommé Embiid et un gaucher aux mains d’argents connu sous le nom de Fresh Prince : Ben Simmons.

Ces 2 jeunes joueurs portent sur leurs épaules la réussite d’un projet ambitieux commencé en 2014 : « The Process ». Et pour cause, Embiid, numéro 3 de la draft en 2014 et Simmons, lui, 1er de la draft en 2016 sont deux des joueurs les plus hypés de la ligue américaine, et cela à seulement 23 et 21 ans. Alors oui la hype (hyper médiatisation) ne suffit pas à un joueur pour être bon, c’est sûr. Mais ces 2 joueurs ont quelque chose de plus spéciale que les autres, une sorte de talent, d’instinct voir même de génie qui est très rare pour des jeunes de leurs âges. Au point qu’ils commencent même à être comparés aux meilleurs joueurs de la NBA.

Commençons par le « plus âgé » des deux, Joel Embiid, qui vit sa deuxième saison NBA, affiche déjà des statistiques impressionnantes : 23.5 points/match, 10.8 rebonds/matchs et près de 2 contres par rencontre. Et le natif de Yaoundé au Cameroun ne s’entraîne même pas, car il est ménagé par son coach : « Quand vous regardez ce qu’il a fait, il ne s’est effectivement pas entraîné. Nous le dirigeons vers une routine normale, comme ses coéquipiers […] Mais je pense que quand il va s’entraîner et que son rythme cardiaque et son rythme de basket diminueront ; je dis : ‘Attention’. Je pense qu’il a été vraiment fort à ce jour juste parce qu’il est si bon. Je pense que quand il va commencer à être plus avec l’équipe et à s’entraîner davantage avec ses coéquipiers, alors l’amélioration sera au-delà des limites ». Mais l’intérieur des Sixers doit maintenant franchir un cap. Les défenses ont commencé à s’adapter à son jeu, et vu ses qualités près de l’arceau, il est vraiment dommage de le voir prendre autant de tirs à 3 points. Surtout que plus la fin de saison approche, moins il est précis (22% à 3 points en janvier). Néanmoins, le joueur est un pivot dominateur. Habitué du trashtalking, qui fait de lui un chouchou du public, il veut devenir l’un des meilleurs joueurs de le NBA et pour cela il a dû développer son jeu pour être à la page avec le nouveau rôle des pivots. Désormais, en plus de devoir prendre des rebonds et contrer les attaquants, ils doivent apprendre à tirer à longues distances et faire de bonnes passes. Et ça Embiid l’a bien compris : « Je veux être ce genre de joueur. Je veux qu’on me regarde comme on regarde un LeBron ou un Stephen » explique-t-il à Yahoo! Sport. « Je pense que j’y suis. Il faut juste que je reste en bonne santé et que je continue de jouer. ». Car oui, le géant camerounais à un défaut. Son corps ne le suit pas tout le temps. Après avoir été drafté en 2014, il a passé 2 ans sans jouer pour cause de blessure. Et ses problèmes ne se sont pas arrêtés…

Aujourd’hui encore, Embiid se blesse souvent, presque trop pour pouvoir déjà prétendre à « atteindre le niveau de MVP ». Mais il est encore jeune, et s’il continue de progresser à cette vitesse, on prie pour les futures défenses adverses. En attendant, Philadelphie espère ne plus voir son big men séjourner à l’infirmerie car quand Embiid n’est pas là, la situation devient compliquée pour les Sixers.

Mais Embiid n’est pas le seul jeune joueur à porter les Sixers sur ses épaules. Un jeune australien, ambidextre, qui a également subit une blessure qui l’a éloigné des parquets pour sa première année en NBA, est en train de signer une année phénoménale pour un rookie. En effet, Ben Simmons, 21 ans, est le premier rookie depuis Blake Griffin à pouvoir prétendre être All-Star lors de sa première année. Sa particularité ? Il peut jouer à n’importe quel poste du terrain. Tel un Magic Johnson ou un Lebron James, qui le considère comme son mentor depuis plusieurs années, Simmons sait scorer, passer, prendre des rebonds, organiser le jeu et pleins d’autres choses encore… en bref, il sait presque tout faire alors qu’il n’a que 21 ans. Le Fresh Prince tourne cette saison à 17 pts/match, 8.2 rbds/match et 7.3 assists/match … des stats, dignes des plus grands, qui lui permettent d’être en tête dans la course du rookie de l’année. Luimême l’affirme : « Je sais que je suis le meilleur rookie de la ligue. Je veux être un All-Star donc si je suis un All-Star j’aurais le sentiment d’être le rookie de l’année ».

Après un petit passage à vide mi-décembre, Simmons à retrouver de sa splendeur. Le phénomène veut garder les deux pieds sur la pédale d’accélération. Et les Sixers en ont bien besoin. Aux portes du Top 8, synonyme de Play-offs, Philadelphie compte évidemment sur son phénomène pour passer un cap et pour mener à bien leur stratégie nommée : « The Process ». Et ça le jeune australien l’a bien compris. Depuis fin décembre le rookie est devenu plus agressif, plus féroce : « Physiquement, je ne l’ai jamais vu aussi bien » souligne son coach, Brett Brown. Si son physique le suit, son QI basket lui permettra de viser très loin et très haut. Même les grands noms du basket le disent : « Je pense particulièrement à Ben Simmons. Ce qu’il fait cette année, c’est fort. Il joue à un rythme vraiment incroyable et avec une vraie agressivité. » complimente Kyrie Irving ; LeBron James, aka The King, est beaucoup plus optimiste : « Tu as la possibilité d’être meilleur que moi. Mais tu ne peux pas sauter les étapes. Tu dois faire le travail. », a lancé LeBron à son petit protégé devant des dizaines de caméras.

Avant de pouvoir prétendre devenir le King à son tour, Simmons va tout de même devoir progresser sur un point majeur : son shoot. Car le joueur affiche des statistiques impressionnantes et un niveau de jeu supérieur au jeune de son âge en ayant un tir quasi inexistant à plus de quatre mètres du cercle : « Il faut maintenant lui faire bosser ses lancers évidemment (56% au lancer franc) et son jumpshot. Puis le tir 3-points à un moment donné, rapporte son coach. Dans l’immédiat ce sera les lancers francs et le jumpshot, pour rendre sa palette offensive plus complète […] son jeu combiné à son physique lui feront faire des trucs de licorne ». Aujourd’hui, le Fresh Prince l’a bien compris, pour devenir un véritable monstre, il va devoir peaufiner encore quelques détails.

Avec Embiid et Simmons les 76ers ont entre leurs mains deux talents bruts. Quoi de tel pour faire avancer la stratégie « The Process », qui a pour but de faire grandir la franchise grâce à de jeunes joueurs. Une tactique qui pourrait bien s’avérer payante dans les années à venir tant ces derniers progressent à une vitesse ahurissante. Il ne reste plus qu’au duo Embiid-Simmons à avoir les épaules assez larges pour pouvoir supporter ce lourd poids. Individuellement, ces deux joueurs sont de purs génies et ensemble la mayonnaise commence à prendre. Pour preuve, Embiid à saluer la complicité naissante qu’il entretient avec Simmons : « On apprend à jouer ensemble, et je pense qu’on réalise déjà de belles choses cette saison. Je ne sais même pas s’il y a une limite à notre potentiel. J’adore jouer avec lui, et je suis impatient de continuer comme ça. ». Plusieurs joueurs ont même commencé à les comparer à Shaquille O’Neal et Penny Hardaway, deux légendes des Orlando Magic et de la NBA. Il faudra ramener les Sixers en finale NBA pour que la comparaison soit justifiée.

It’s up to you guys !

 

Ruben Sayada

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