Tennis

Le tennis canadien : enfin la gloire ?

Ce dimanche, Milos Raonic, chef de file du tennis canadien, était opposé à la flèche montante de ce sport, son compatriote Felix Auger-Aliassime. C’est l’aîné qui est sorti gagnant d’un match qui opposait deux générations. Celle d’un Raonic (et Pospisil fut un temps) qui a montré au monde entier que les Canadiens savaient manier la petite balle jaune, opposée à une vague nouvelle qui voit le jour, depuis l’année dernière, avec l’explosion de Denis Shapovalov et l’éclosion de Félix Auger-Aliassime, OVNI de 17 ans. Une nouvelle ère qui a de quoi espérer et qui pourrait viser bien plus haut que le finaliste de Wimbledon en 2016.

Quelle belle symbolique ! Le petit nouveau qui affronte les deux « anciens » lors du premier Masters 1000 de sa jeune carrière. Trois Canadiens qui résument, à eux seuls, le tennis de leur pays : le talent avant tout. Si Vasek Pospisil a été confronté à de très gros problèmes de confiance qui ont anéanti une carrière bien entamée, Milos Raonic est monté en puissance pour devenir le troisième joueur mondial en novembre 2016, âgé seulement de 27 ans. Néanmoins, depuis sa finale à Wimbledon cette même année, il patauge et peine à revenir à son plus haut niveau, notamment à cause de ses blessures à répétition. Lui qui a su faire oublier qu’il était seulement un gros serveur, comme on pouvait l’entendre jusque ici, semble avoir mis de côté ses pépins physiques et armé pour reprendre une carrière sur la pente ascendante. Mais cette petite parenthèse a permis de mettre en lumière deux jeunes joueurs déjà très performants en juniors, surtout l’un d’entre eux qui a littéralement explosé l’an dernier, Denis Shapovalov.

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Malheureusement connu pour avoir envoyé une balle dans l’oeil d’un arbitre au cours d’un match de Coupe Davis, le jeune canadien de 18 ans s’est rapidement fait connaître, dans le jeu cette fois, l’an passé, en 2017, chez lui, lors du Masters 1000 de Montréal. Une wild card puis une victoire face… à Rafael Nadal, rien que ça. Probablement un match référence qui a permis de montrer, au monde du tennis, un mental d’acier, à seulement 18 ans. Poing rageur sur chaque point empoché, détermination sur chaque frappe de balle, vous l’avez compris, Denis Shapovalov est l’avenir du tennis mondial. Son huitième de finale à l’US Open et son classement de 44ème mondial en sont la preuve, « le diamant de Montréal » est largement en avance sur sa génération et il compte bien la garder. Cheveux blonds au vent, casquette à l’envers, Shapovalov continue son bonhomme de chemin, avance ses pions et compte bien affoler les compteurs lors des prochains gros tournois. Mesdames et messieurs, il faudra compter sur ce monsieur… mais également sur Félix Auger-Aliassime, seulement 17 ans, qui joue déjà ses premiers tournois ATP.  Et son niveau de jeu est déjà très prometteur…

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Tout avait mal commencé.. Deux défaites au premier tour face à Filip Krajinovic, puis une autre dans la foulée face à Fabbiano. Les premiers pas dans le circuit pro n’étaient pas à la hauteur des espérances. Mais pourtant… Le niveau de jeu était clairement au rendez-vous. Grosse frappe de balle, excellent service, très bonne vitesse de déplacement, toutes ces qualités font de lui l’avenir du tennis. Si Milos Raonic ne parvient pas à retrouver son niveau d’antan, nul doute que le jeune joueur de 17 ans fera tout pour rendre fier tout un peuple et enfin remporter un tournoi du Grand Chelem. Son entraîneur, Frédéric Fontang, le voit aller très loin : « Pour son âge, il a une maturité hors normes. Il a du charisme aussi. Il est tranquille, travailleur, il s’intéresse à beaucoup de choses », a t-il déclaré dans les colonnes de L’Équipe. Après une victoire face à son compatriote Vasek Pospisil, il s’est donc incliné logiquement face à son mentor mais il a encore le temps de le battre. Si Félix garde la tête sur les épaules, on reparlera de lui très rapidement.

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Le tennis canadien doit encore voir plus haut pour Milos Raonic. La concurrence en haut du classement n’est plus aussi rude qu’il y a deux-trois ans à l’époque des quatre monstres de devant indélogeables. Aujourd’hui, avec les pépins physiques de Novak Djokovic, Rafael Nadal ou encore Andy Murray, le niveau est beaucoup plus homogène et il est plus simple de faire son trou dans le top 5. Il suffit de regarder le classement ATP, tout simplement inimaginable il y a de ça deux ans. Si Milos ne parvient pas à remporter ce tournoi du Grand Chelem qu’il attend, la relève est assurée. Et quelle relève ! Qu’ils se le disent, Shapovalov et Auger-Aliassime ont tout pour écrire les plus belles pages du tennis au Canada. Rien que ça !

 

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