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Carte des derbys : Nice-Monaco

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Distance : 22 kilomètres.

Intensité de la rivalité* : ⭐⭐⭐

Dernière confrontation : Ligue 1, Vendredi 24 mai. Nice 2-0 Monaco.

Prochaine confrontation : Lors de la prochaine saison de Ligue 1. 

Origine de la rivalité : La rivalité est née de la courte distance entre les deux villes. Certains supporters niçois se déplacent à Monaco en vélo, en prenant l’une des trois corniches (routes reliant Nice à Menton, en passant par Monaco). Comme dans d’autres derbys (Lille-Lens, Lyon-Saint Etienne…), l’écart socio-économique entre les deux villes et leurs habitants explique les différends entre supporters. Enfin, une rivalité sportive existe bel et bien entre Nice et Monaco. Les deux clubs se sont affrontés à plus de 90 reprises en Ligue 1, pour un total de 107 derbys toutes compétitions confondues.

Évènement marquant : Le 30 janvier 2010, Monaco reçoit Nice au stade Louis II, pour le compte de la 22e journée de Ligue 1. Les monégasques l’emportent 3-2. A l’issue de la rencontre, environ 200 supporteurs niçois escaladent les grilles du parcage et envahissent la pelouse. La situation est assez confuse : quelques supporters tentent d’atteindre le virage monégasque, situé de l’autre côté de la pelouse, tandis que d’autres affrontent les CRS. Après une dizaine de minutes de violences et de bagarres, les forces de l’ordre reprennent le contrôle de la situation. Voici quelques images de ces scènes. 

*⭐️ La rivalité est pauvre, voire inexistante.
⭐️⭐️ La rivalité est moyenne mais le match est attendu par les supporters et les joueurs.
⭐️⭐️⭐️ La rivalité est importante, le match est crucial dans la saison. Staff, joueurs et supporters le savent.
⭐️⭐️⭐️⭐️ La rivalité est très forte, les rencontres sont chaudes et l’atmosphère autour de ces matchs est tendue. On rentre dans le top 10 des derbys français.
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ La rivalité est exacerbée, elle est devenue sportivement primordiale pour les deux clubs. Elle l’est d’autant plus pour les supporters, ce qui donne souvent lieu à des affrontements.

Bruno Irles : « Avec les U17, ce n’est pas un match que l’on aborde lors de la dernière causerie. On passe la semaine à travailler dessus. »

 

Ancien joueur et entraîneur des équipes de jeunes de l’AS Monaco, Bruno Irles connaît parfaitement le derby contre le voisin niçois. Il apporte un regard différent sur cette rivalité.

 

EG : Vous avez joué sous les couleurs monégasques pendant sept saisons (1994-2001). Monaco-Nice, c’est vraiment un match pas comme les autres ?

Bruno Irles : C’est l’un des matchs les plus importants de la saison, oui. C’est un derby, ça se ressent au niveau de l’intensité sur le terrain dès le coup d’envoi. Que ce soit à Nice ou à la maison, on devait l’emporter. Cette rivalité nous a été inculquée par les anciens. Je pense notamment à Jean-Luc Ettori, Claude Puel…

EG : Quelle est, selon vous, l’origine de cette rivalité ?

Bruno Irles : Il est né, à coup sûr, de la très courte distance entre les deux villes (22 kilomètres). Ça a permis aux supporters des deux équipes de se déplacer très facilement lors de chaque derby. Au-delà de la proximité, il y a selon moi une question socio-économique. On oppose Monaco, ville très riche à Nice, plus populaire.

EG : Après avoir été joueur, vous avez entraîné les équipes de jeunes de l’ASM. La rivalité est-elle présente dès le centre de formation ?

Bruno Irles : Oui. Pour les jeunes, c’est le match de l’année. Surtout à partir des U17. Mais même avant, les jeunes comprennent que ce n’est pas un match comme les autres.

EG : En tant que formateur, comment est-ce que vous préparez les équipes de jeunes pour ce genre de rencontre ?

Bruno Irles : On appréhendait le derby dès la préparation. Avec les U17, ce n’est pas un match que l’on aborde lors de la dernière causerie. On passe la semaine à travailler dessus. Il y a, évidemment, une préparation physique, mais aussi mentale. On sait que ce genre d’expériences formera nos jeunes pour leurs futures carrières. En les préparant dès la formation, ils aborderont avec plus de confiance les gros matchs qu’ils joueront plus vieux : des Lyon/Saint-Etienne, PSG/OM, voire des Real/Atlético pour les plus chanceux.

EG : Selon vous, Monaco/Nice est-il l’un des plus gros derbys français ?

Bruno Irles : Je pense que quand on parle de derby, il y a un paramètre important à prendre en compte : ce sont les supporteurs. Il y en a lors des Monaco/Nice, mais bien moins que lors d’un Lyon/Saint-Etienne, d’un Lille/Lens, d’un Rennes/Nantes… Ça crée moins de ferveur et de tension autour de la rencontre. Monaco/Nice est un beau derby, mais pas le plus important en France, non.

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