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Carte des derbys : AC Ajaccio – Bastia

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Distance entre les deux villes : 150 kilomètres

Intensité de la rivalité* : ⭐️⭐️⭐️⭐️

Dernière confrontation : Bastia-Ajaccio : 1-0, le 2 mars 2013 en Ligue 1

Prochaine confrontation : Le SC Bastia, rétrogradé sportivement à la fin de la saison 2016-2017 en Ligue 2, a dû déposer le bilan. Ils sont actuellement National 3. L’année prochaine, ils évolueront en National 2, mais encore loin de l’AC Ajaccio, qui évolue en deuxième division. Seule la Coupe de France permettrait de revoir ce derby corse.

Origine de la rivalité : La rivalité est très exacerbée entre le SC Bastia et l’AC Ajaccio, il y a une véritable volonté d’être et de rester LE club de la Corse. La tension est palpable sur le terrain et en dehors les jours de derby SCB-ACA et ACA-SCB, sachant que les noyaux de supporters des deux équipes ne s’apprécient pas. En fait, les matchs entre l’ACA et le Sporting sont de véritables derbys : ambiance et guerre pour la suprématie régionale entre le Nord et le Sud de la Corse. Mais il y a aussi une très vieille rivalité entre les deux villes des 15e 16e siècles durant lesquelles Bastia était la capitale de la Corse mais qui a été contestée par Napoléon 1er qui a donné à Ajaccio le statut de chef-lieu unique de l’île.

Évènement marquant : Le 2 mars 2013, le SC Bastia reçoit l’AC Ajaccio à Armand Caesari, stade bastiais. Le match est remporté par le club du Nord de la Corse 1-0 mais le résultat est anecdotique : 5 cartons rouges sont distribués pendant la rencontre, dont trois pour l’ACA. Des affrontements entre les supporters n’ont pas pu être empêchés par les autorités. À la fin de la rencontre, le parcage ajaccien, composé d’au moins 450 supporters, reçoit des pierres lancées depuis l’extérieur du stade, les obligeant à se rendre sur la pelouse. Sept personnes sont blessées, cinq supporters d’Ajaccio et deux de Bastia.

*⭐️ La rivalité est pauvre, voire inexistante.
⭐️⭐️ La rivalité est moyenne mais le match est attendu par les supporters et les joueurs.
⭐️⭐️⭐️ La rivalité est importante, le match est crucial dans la saison. Staff, joueurs et supporters le savent.
⭐️⭐️⭐️⭐️ La rivalité est très forte, les rencontres sont chaudes et l’atmosphère autour de ces matchs est tendue. On rentre dans le top 10 des derbys français.
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ La rivalité est exacerbée, elle est devenue sportivement primordiale pour les deux clubs. Elle l’est d’autant plus pour les supporters, ce qui donne souvent lieu à des affrontements.

 

Loïc Durand, globetrotter de l’AC Ajaccio

 

Loïc, 27 ans, habite à Montluçon, dans le centre de la France. Journaliste, il est surtout connu pour son amour pour l’AC Ajaccio. Depuis ses dix ans, il supporte le club corse. En 2011, alors qu’il vient d’obtenir son permis, il décide de se lancer, à plein temps, dans les déplacements, à travers toute la France, pour aller voir jouer son équipe de coeur. Aujourd’hui, il en compte 13à son actif, de Boulogne-sur-Mer à Ajaccio en passant par Brest et Strasbourg et en filme quelques-uns. Et il connaît bien les rivaux de l’ACA, notamment le SC Bastia.

51630252_293381421327968_3895595714660914362_n.jpg📸 Loic Durand/Instagram

 

“Un jour, j’ai forcé mon père, qui n’aimait pas le foot, à m’emmener au stade François Coty, à Ajaccio. Ça a été le coup de foudre”. S’il y avait un commencement à toute cette folie, il pourrait bien se situer ici. Une flamme qui n’a jamais cessé de s’illuminer. Depuis ce jour là, Loïc suit avec attention les résultats de l’AC Ajaccio. Pour les déplacements, il faudra attendre encore un peu : “Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain, explique t-il, ça a été un long cheminement. J’ai commencé par 4 ou 5 déplacements, puis un peu plus, puis un peu plus, jusqu’à arriver à tous les faire, même les matchs amicaux”. Une habitude que ce passionné ne compte pas arrêter : “Aujourd’hui, je ne me vois pas mettre fin à mes déplacements, je verrais ça comme une trahison envers l’ACA,” prévient-il.

Étudiant, Loïc se prenait déjà la tête avec ses parents et sa banque. De nombreuses fois à découvert, il n’a jamais vraiment pu s’empêcher de parcourir la France pour vivre sa passion. Il effectuait déjà quelques déplacements. Quand on aime, on ne compte pas : “Peu importe, c’était pour moi une dépense primordiale.”

Le premier déplacement de Loic est à Gerland, face à l’Olympique Lyonnais. En 2011, alors que l’ACA vient de remonter en Ligue 1, les Corses jouent à Lyon lors de la deuxième journée. Il n’en fallait pas plus pour notre passionné. Montluçon est à trois heures de route du Stade Gerland. Loïc effectue son premier déplacement, avec sa voiture, une Peugeot 106 datant de 1994. Le premier des 13qui vont suivre. Un déplacement ne lui coûte pas plus de cent euros, le gazoil étant la dépense principale. Le prix des places en parcage visiteur n’excède pas quinze euros.

Cette passion, Loïc la conjugue avec son métier de tous les jours. Journaliste indépendant, il a la rare opportunité de choisir ses jours de travail. Et même salarié, elle passait avant le reste : “Mes patrons et mes collègues savaient ce que je faisais, donc on réussissait toujours à s’arranger. Je ne bossais pas le vendredi, mais je bossais un peu plus les autres jours.”. La plupart des matchs ayant lieu le vendredi, Loïc travaille une semaine sur deux ce jour là. Un choix de vie qui l’a amené à faire des sacrifices professionnels : “J’ai déjà refusé des CDI pour pouvoir continuer à faire mes déplacements, raconte-t-il, quitte à avoir un emploi « précaire, »”.

Le supporterisme est aussi une question de rivalités et de tensions. En Corse, l’AC Ajaccio est notamment rival avec le SC Bastia, le deuxième plus gros club de la région. Il décrit une rivalité exacerbée, sous fond de “guerre” pour une suprématie régionale : “Il y a une véritable volonté d’être et de rester le club de la Corse. La tension est palpable sur le terrain et en dehors les jours de derby sachant que les supporters des deux équipes ne s’apprécient pas. Il ajoute que la rivalité avec l’autre club d’Ajaccio, le Gazélec, est plutôt socio-politique : “Historiquement, le Gazélec est le club des prolétaires, des ouvriers, et l’ACA était vu comme le club des riches.”

À Troyes, Loïc a achevé une nouvelle saison de déplacements. Un 138e du nom qui aurait pu faire basculer la saison des Ajacciens. En cas de défaite, ils auraient joué un barrage pour rester en Ligue 2 et éviter la descente en National. La 106 de Loïc va rempiler, une année de plus..

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