Basket

Adieu, Mamba

Dimanche 26 Janvier 2020 restera une date à jamais gravée dans les mémoires des fans de basketball : Kobe Bryant est décédé dans un accident d’hélicoptère. Il était accompagné de sa fille Gianna ainsi que de 7 autres personnes et se rendait à un match de basket. Pour honorer sa mémoire, La Prolong’ a décidé d’écrire un article sur celui qui était haï par certains mais respecté et admiré par d’autres, grâce à sa « Mamba Mentality » et sa rage de vaincre. Aujourd’hui tout le monde est d’accord, le Mamba va nous manquer.

Par où commencer ces lignes ? Difficile tellement la nouvelle est inattendue et impossible à digérer depuis une semaine maintenant. Kobe Bryant 41 ans, 5 fois champions NBA, 2 fois MVP des finales en 2009 et 2010, MVP de saison régulière en 2008, 18 fois all-star et double champion Olympique en 2008 et 2012 nous a quitté suite à un accident d’hélicoptère. Comment trouver les mots pour parler d’un homme comme lui ? Que dire tellement il a marqué de sa splendeur la NBA et le basket mondial ?

Commençons par le début. Kobe est né à Philadelphie mais a passé l’ensemble de sa jeunesse en Europe, entre l’Italie et la France notamment. Il revient ensuite à Philly pour y finir son lycée. Il décide à la fin de son cursus lycéen de ne pas perdre une seule seconde et de directement se lancer dans le grand bain : la NBA. 

Sortez les pop-corns et les mouchoirs car l’histoire ne fait que commencer.

L’ancien joueur des Los Angeles Lakers a une des plus belles carrières qu’un joueur NBA puisse rêver. Drafté à la 13ème place par les Charlotte Hornets en 1996, il est tout de suite échangé, direction la Cité des Anges. Le début de carrière est compliqué pour le jeune adulte de 17 ans qui débarque fraichement de High School sans être passé par la case université. Pour preuve, ses trois air-balls contre le Jazz de Utah lors des demi-finales de conférence Ouest lors de sa deuxième saison en 1997. L’apprentissage durera quelques saisons et verra par la suite éclore ce diamant brut.  Dès 1998, et sa deuxième saison, il a déjà l’honneur d’être le plus jeune All-Star titulaire de l’histoire et d’affronter son modèle de toujours : Michael Jordan. Les spécialistes sont unanimes : Kobe est le prochain MJ. Celui qui doit reprendre le flambeau et dominer la ligue. Il lui faudra attendre deux petites années de plus et des déceptions contre le Jazz et les Spurs en 98 et 99 pour voir son duo avec Shaquille O’Neal briller aux yeux du monde. 

Kobe & ShaQ, duo historique

De 2000 à 2002 la domination des Lakers est totale sur la ligue. Emmenés par son duo de choc et le mythique coach Phil Jackson, les Angelinos réalisent un three-peat (trois titres à la suite), le dernier en date, en ne laissant que des miettes à leurs adversaires. Kobe voit ses stats considérablement augmenter entre le 1er et le 3ème titre (22,5 pts de moyenne pour le 1er, 28,5 pts pour le 2ème et 25,2 pts pour le 3ème). 

La saison 2000-2001 est sans doute la plus importante pour ce tandem de feu : 60 pts de moyennes marqués sur chaque match de saison régulière. Un sweep (4-0) sur la tête des Blazers de Portland puis 4-0 encore, contre les Kings de Sacramento avec un Kobe à 35 pts de moyenne. Ils enchaînent ensuite avec un autre sweep sur la tête des Spurs de San Antonio avec notamment 33,3 pts de moyennes pour le Mamba. Los Angeles ne perd finalement qu’un seul match, le premier des finales NBA contre les Sixers d’Allen Iverson. Ce parcours de play-offs est tout simplement le meilleur de tous les temps (15 victoires – 1 défaite). Monstrueux.

En 2002, Kobe Bryant obtient son troisième titre à seulement 23 ans. Son style offensif et spectaculaire fait de lui l’un des joueurs préférés des fans. Pourtant l’histoire peut parfois être décevante. À cause de « guerres d’égo», d’échecs, notamment lors des finales 2004 perdues 4-1 contre les Detroit Pistons, et aussi de problèmes avec la justice (Kobe a été accusé d’agression sexuelle) le tandem se sépare. Le management des Lakers envoie Shaq à Miami et laisse les clés de l’équipe à Kobe. 

De 2004 à 2007, les Purples et Gold vont connaître les galères du « ventre mou » de la conférence Ouest qui se résument par une non-qualification en Play-offs (en 2005) suivi d’une élimination au premier tour par les Suns de Phoenix en 2006 et 2007. Le numéro 8 qu’est Kobe Bryant n’a jamais été aussi fort offensivement. Il prend une toute autre dimension grâce à des performances individuelles qui maintiennent son équipe à flot pendant ces 3 ans : 62 points en trois quart-temps le 20 décembre 2005 contre Dallas, le légendaire 81 pts contre Toronto le 22 Janvier 2006 (deuxième performance all-time en NBA derrière Wilt Chamberlain et ses 100 pts), la mythique semaine à 56,3 pts de moyenne entre le 16 mars et 24 mars 2007. Il devient le joueur ayant réussi le plus de matchs à 50 points sur une saison dans l’histoire des Lakers (10 fois) et obtient 30 points de moyennes sur deux saisons de suite.

Puis vint l’heure du changement. Kobe 8 devient Kobe 24. Certains y voient le renouveau du « Black Mamba ». Lui n’est pas du même avis. Selon le Mamba, qui est frustré depuis plus de 3 ans, les dirigeants n’ont pas la volonté d’améliorer l’équipe. Mais son amour et sa fidélité pour les Lakers sont trop forts, l’après-midi même il se ravise et décide de rester. Le reste n’appartient qu’à l’histoire.

Kobe8 devient Kobe24

Tout change en 2008 avec le trade de Pau Gasol qui débarque fraîchement dans la baie. Grâce à ce transfert, les Lakers finissent premier de la conférence Ouest avec un bilan de 57 victoires, Kobe gagne le titre de MVP de saison régulière et retrouve les finales NBA, après 4 ans de disette, face à l’ennemi historique : les Boston Celtics. L.A perdra la série 4-2 face au big three des C’s. Cette défaite restera l’une des plus amères pour KB24 et la franchise. Il se réconfortera avec son premier titre olympique en Chine la même année.

En 2009, les Lakers reviennent en finale NBA avec le deuxième meilleur bilan de la ligue (65 victoires). Ils y affrontent Orlando et leur pivot Dwight Howard. La série est sans appel : une victoire 4-1 et le premier titre de MVP des finales pour le Mamba en tournant à plus de 30 pts de moyenne. Le joueur est quasiment au sommet de sa carrière. Il a réussi à prouver au monde entier qu’il pouvait remporter un titre sans son grand pivot Shaq, en étant le « vrai » leader de l’équipe. Il y a toutefois ce goût d’inachevé, cette envie de réaliser un back-to-back, de gagner un cinquième titre. 

Son vœu est exaucé la saison suivante. Après s’être renforcé à l’intersaison, et étant annoncé favori à leur succession, il arrive à ramener son équipe de toujours en finale NBA face, de nouveau, aux Celtics. La série est accrochée et au terme d’un match 7 irrespirable, Los Angeles réalise le back-to-back tant attendu. Une nouvelle fois MVP des finales, le Mamba marque l’histoire de son empreinte.

Par la suite, l’avenir du numéro 24 se complique malgré des statistiques toujours aussi importantes. Il rempile avec team USA et conserve l’Or Olympique en 2012. La venue de joueurs, tels que Steve Nash ou encore Dwight Howard, pour ajouter une 6ème bague au doigt de Kobe, ne changera rien. L’équipe se détériore au fur et à mesure du temps. Le corps ne suit plus et une blessure au tendon d’Achille, en avril 2013, vient le priver de terrain pendant 1 an. Par la suite, le 15 décembre 2014, il devient tout de même le 3ème meilleur marqueur all-time en dépassant MJ mais mettra fin à sa saison prématurément à cause d’une autre blessure à l’épaule. 

Mais sa « Mamba Mentality » ne l’a pas lâché et il est revenu sur les terrains. Il annonce plus tard via la célèbre lettre « Dear Basketball » sa retraite à la fin de la saison 2015-2016. Il finira sa carrière sur un dernier match à 60 pts contre le Jazz de Utah. Une sortie digne des plus grands à l’image de sa carrière.

Mamba out

L’après-carrière de Kobe est tout aussi belle. Il s’occupe de sa fondation la Kobe and Vanessa Bryant Family Foundation, une organisation caritative venant en aide aux jeunes dans le besoin, et plus particulièrement aux sans-abris. En 2018, il remporte l’Oscar du meilleur court métrage d’animation pour Dear Basketball basée sur l’annonce de sa retraite. Il enchaîne les tours du monde pour promouvoir le basket et la ligue américaine. Le Mamba jouit des plaisirs de la vie. Celle que tout homme rêve avoir, et que tout grand sportif à la retraite et père de famille aimerait vivre. 

Daddy’s girl

Mais le destin en a décidé autrement pour la plus grande tristesse de tous. Le Mamba est parti accompagné de sa fille, Gianna. L’héritière de son talent. La « Daddy’s girls ». Avec ces lignes nous avons essayé de rendre un dernier hommage à la carrière d’un des plus grands joueurs de tous les temps afin de laisser graver, à jamais la mémoire du Mamba et de sa fille Gianna.

Les hommages ne cessent pas et le monde pleure Kobe Bryant. La « Mamba Mentality » est sans nulle doute son plus un grand héritage et continuera d’être transmise perpétuellement. On se souviendra du compétiteur, du père qu’il était, de la source d’inspiration qu’il représentait aux yeux de tous, de sa montée en puissance dans le basket, de ses titres, de ses victoires, de ses défaites, de ses blessures et de ses moves fous. Le sportif fût légendaire, l’homme fût adulé, le père fût aimé. Dear Kobe we love you forever. Mamba Out.

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