Basket

Houston Rockets : Comment jouer sans pivot ?

Les franchises NBA avaient jusqu’au jeudi 6 février pour peaufiner leurs effectifs avec les derniers grades avant la fermeture du marché. Une période folle, agitée en coulisses et un moment clé lors d’une saison NBA.  Et c’est Houston qui n’a pas perdu de temps. Le lundi 3 février au soir, les Rockets ont pris la décision de trader leur pivot, Clint Capela, dans un immense échange entre 4 équipes impliquant près de 12 joueurs. Un record datant de 2000 et le départ de Patrice Ewing vers le Knicks.

La franchise texane, intéressée par l’ailier Robert Covington (Minnesota) pour compléter son roster et ainsi avoir un ailier qui défend dur et qui rentre ses 3 points, n’a pas hésité à transférer celui qu’elle avait fait resigné à l’été 2018.

Seul vrai intérieur de l’effectif des Rockets, Capela quitte donc son club de toujours, au sein duquel il était arrivé en 2014. Un transfert loin d’être anodin quand on sait à quel point le géant suisse était un rouage essentiel des Rockets depuis plusieurs saisons et un pivot très estimable en NBA (13,9 pts et 13,8 rebonds). Mais le système de jeu du coach, Mike D’Antoni, n’apparaissait pas être en adéquation avec le style de jeu du pivot. De l’isolation, des shoots à 3 points en veux-tu en voilà, enfin bref, rien de très sexy pour un joueur de la qualité de Capela. 

En lâchant également Nene dans le trade, les Rockets se privent de 2 postes cinq et ne disposent plus que de Bruno Caboclo, Tyson Chandler et Isaiah Hartenstein, 3 joueurs qui n’ont pas le niveau d’être titulaire, comme éléments pouvant faire le job à ce poste redevenu important en NBA, depuis l’éclosion des Nikola Jokic ou autre Joël Embiid.

Crédit : DICODUSPORT

Mais si ce trade peut surprendre de nombreux observateurs, cette décision est purement réfléchie de la part des dirigeants. Depuis plusieurs saisons, les Rockets font allégeance au small ball, ce mode de jeu qui a tant réussi aux Warriors pour remporter leurs titres de 2015, 2017 et 2018. Mais cette fois-ci, Mike D’Antoni a poussé ce système à son paroxysme. On imagine déjà un 5 majeur composé de Westbrook, revenu à son meilleur niveau, de James Harden sur les lignes arrières, d’Eric Gordon et de Robert Covington sur les ailes, et enfin de PJ Tucker dans un rôle de pivot où il sera forcément visé, de par sa « petite » taille (1,96m, comme Harden), par les attaques adverses. Un style de jeu qui devrait cependant pouvoir faire l’affaire en saison régulière, comme le prouve la stat suivante : 

Les Rockets ont gagné 5 matchs d’affilée avec cette formation de 1,98m ou moins. Ces 5 matchs étaient contre les Jazz, les Mavs, les Pelicans, les Hornets et les Lakers ce soir.

Mais comment procéder en Playoffs ? Face à des pivots dominants comme Nikola Jokic (Nuggets), Anthony Davis (Lakers) ou encore Porzingis (Mavs), qui aura les qualités défensives pour pouvoir les arrêter ? 

Les Rockets ont fait le pari de jouer petit, mais de jouer rapide, en mettant l’accent sur la vitesse d’exécution. Cette équipe vit et meurt par son adresse extérieure, il est donc vital pour les 2 stars et les « role players » autour d’eux d’être efficaces au tir longue distance. Sans cela, le ciel s’assombrira dans le Texas.

Crédit : Basket USA

Paul Lalevee

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