Appel/Contre Appel Top 5

Ces 8 matchs dont le score final ne reflète pas du tout le scénario du match

« C’est pas mérité ! », « Mais c’est quoi ce hold up sérieux ? » Chers supporters, il sera impossible de dire que vous n’avez jamais prononcé ces deux phrases. Votre équipe de coeur a forcément été confrontée à ce genre de déconvenues, un jour ou l’autre. La Prolong’ s’est intéressée à ces matchs et a dressé une liste non exhaustive de huit rencontres dont le score final ne reflète pas du tout le scénario du match. 


Chelsea – Barcelone : 1-1 / 6 mai 2009 – Le ciel est tombé sur la tête des Blues

Après le 0-0 soporifique du match aller au Camp Nou, les Blues reçoivent les Blaugrana dans un Stamford Bridge en feu. Après une ouverture du score rapide de Michael Essien à la 9e minute, les joueurs de Chelsea poussent toute la rencontre pour confirmer leur qualification. Leur domination ne fait aucun débat et les erreurs d’arbitrage s’accumulent en leur défaveur. Selon les observateurs, à la fin de la rencontre, quatre penaltys sont oubliés pour les locaux. À la 93e minute, sur leur seul tir cadré de la rencontre, Lionel Messi décale Andres Iniesta qui, d’un extérieur du pied, loge le ballon dans la lucarne. Le hold-up est parfait. “It’s a fucking disgrace,” résumera Didier Drogba face aux arbitres au coup de sifflet final. Le FC Barcelone remportera la Ligue des Champions face à Manchester United trois semaines plus tard.


Allemagne – Corée du Sud : 0-2 / 27 juin 2018 – Les champions du monde à terre

La dernière Coupe du monde en Russie a tourné court pour les champions du monde en titre allemands. Après avoir perdu d’entrée face au Mexique (1-0), puis arraché la victoire dans les dernières secondes face à la Suède (2-1), les joueurs de Joachim Löw doivent impérativement s’imposer face à la Corée du Sud pour voir les huitièmes de finale. Pendant le match, ce sont bien les Allemands qui dominent la rencontre, mais se heurtent à des Coréens plus réalistes et organisés en défense. Alors que Mats Hummels se crée, de la tête, la meilleure occasion dans les dernières secondes du temps règlementaire (89e), la tendance s’inverse trois minutes plus tard. Sur un des derniers corners du match, Kim se retrouve face à Neuer et dépose le ballon au fond des filets (90e+2). Quatre minutes plus tard, alors que le gardien Neuer est sorti de sa surface et s’apprête à centrer, le ballon est récupéré par Kim qui lance parfaitement son capitaine Son parti seul devant, et qui marque dans le but vide.
2 buts à 0 et la Mannschaft quitte le mondial la tête basse. Au total 26 tirs à 11, 70% de possession mais seulement 6 tirs cadrés… contre 5. Les Coréens auront été dominés, mais toujours plus réalistes dans leurs uniques occasions du match. 


PSG – Ajaccio : 1-1 / 18 août 2013 – Et Guillermo Ochoa sorti le match d’une vie

Après un déplacement décevant (1-1) à Montpellier lors de la 1ère journée, le Paris Saint-Germain accueille l’AC Ajaccio. Pour le premier match d’Edinson Cavani au Parc des Princes, les Corses ont tout de la victime idéale. À la 9e minute, d’une frappe magnifique, Benoît Pedretti ouvre le score pour les visiteurs. C’est le début d’une rencontre à sens unique. Les Parisiens auront la balle 77% du temps, tireront 39 fois au but pour 17 frappes cadrées. Face à eux, Guillermo Ochoa, le gardien mexicain, réalise le match de sa vie en effectuant 11 parades de grande classe et en sauvant le club corse à de nombreuses reprises. Il cède, à la 86e minute, sur une frappe de Cavani à l’entrée de la surface, son premier but sous le maillot parisien. 39 tirs pour Paris, 1 pour Ajaccio, score final 1-1. 


Crystal Palace – Liverpool : 3-3 / 5 mai 2014 –  Les Reds peuvent rougir

Le 5 mai 2014, les Reds se déplacent sur la pelouse de Crystal Palace, pour la 37e journée de Premier League. Une semaine après leur défaite contre Chelsea (1-0), les coéquipiers de Steven Gerrard sont encore en lice pour décrocher un titre qui leur échappe depuis 24 ans. Sans réaliser un match exemplaire, les Reds mènent tout de même 3-0 à la 79e minutes grâce à Allen, Sturridge et Suarez, et se dirigent tranquillement vers une victoire, et un sacre qui leur tend les bras dans une semaine. Alors que Delaney réduit subitement la marque, le rentrant Gayle, inscrit un doublé quelques minutes plus tard (81e, 88e) et crucifie Liverpool. Complètement dépassé dans les dix dernières minutes, les leaders du championnat ont craqué et laissé passer le titre ce soir-là. En face, Manchester City n’a qu’un point de retard, et surtout un match en moins contre Aston Villa, qu’ils gagneront haut la main, avant d’être sacré lors de la 38e journée contre West Ham. 


France – Portugal : 0-1 (ap) / 10 juillet 2016 – Si près si loin 

Le 10 juillet 2016, au Stade de France, les Bleus affrontent en finale de « leur » Euro les Portugais de Cristiano Ronaldo. Euphoriques après avoir éliminé les champions du monde allemands, l’Équipe de France est favorite. Peu convaincante et chanceuse dans le jeu, la Seleçao a réussi à se hisser jusqu’en finale. Dominateurs pendant pratiquement tout le match, les joueurs de Didier Deschamps multiplient les occasions. Mais ils se heurtent à la défense portugaise, et se crispent. Encore en vie par miracle après 90 minutes, la bande à Cristiano, sorti blessé en première période, se relance complètement pendant la prolongation pour arracher la victoire grâce à Eder (109e). Les Portugais sont sur le toit de l’Europe, les Tricolores sont vaincus et désabusés après un match qu’ils auront dominé 93 minutes, pas une de plus. 


Portugal – Grèce : 0-1 / 4 juillet 2004 –  Douze ans avant

 Perdre une finale à domicile, après avoir largement dominé la rencontre, laisse un goût amer pendant bien des années. Avant leur victoire en 2016, le Portugal en a justement fait l’expérience. Le 4 juillet 2004 à Lisbonne, les Portugais et Grecs s’apprêtent à disputer leur première finale. A domicile, la Seleçao doit faire face à l’énorme surprise de cette compétition, la Grèce qui a sorti la France puis la République Tchèque. Dominateurs toute la rencontre (11 tirs à 3), les coéquipiers de Luis Figo se font surprendre par Charisteas à la 57e minute sur le seul corner en faveur des Grecs… et sur leur seul tir cadré du match. Rien n’y fera dans la dernière demi-heure, et la Grèce triomphera pour la première fois de son histoire, sous les larmes du jeune Cristiano Ronaldo.


Saint-Étienne – Lyon : 1-0 / 17 janvier 2016 – Le braquage de Soderlund

À la fin de la rencontre, Bruno Génésio, entraîneur de l’Olympique Lyonnais, déclare : “On a dominé du début à la fin, on prend un but sur une demie occasion. Très grosse déception”. Difficile de ne pas le comprendre. Largement au dessus des Verts pendant 90 minutes, les Lyonnais multiplient les occasions sans trouver la faille. Ils ne tireront pas moins de 20 fois au but et auront le ballon 66% du temps. À la 76e minute, sur une mauvaise inspiration de Tolisso, Kévin Monnet-Paquet lance Alexander Soderlund, fraîchement arrivé de Rosenborg, qui trompe Anthony Lopes. Contre le cours du jeu, les Verts ouvrent le score et réalisent le hold-up parfait. “On a été très faibles au niveau du jeu et des sorties de balles,” reconnaît Christophe Galtier, entraîneur de l’ASSE, à l’issue de la rencontre.


Espagne – Suisse : 0-1 / 16 juin 2010 – La Roja, surprise d’entrée

Le 16 juin 2010 en Afrique du Sud, l’Espagne démarre sa Coupe du Monde face à la Suisse. Pour la Roja, favoris de la compétition, la victoire est obligatoire. Les Espagnols dominent le premier acte mais n’arrivent pas à ouvrir le score. Dès l’entame de la deuxième mi-temps, les coéquipiers d’Iker Casillas se font surprendre. Après un cafouillage dans la surface, le Suisse Gelson Fernandes catapulte le ballon à bout portant au fond des filets et ouvre le score (52e). Les Ibériques tenteront toute la seconde période de revenir, à l’instar de Xabi Alonso qui trouve la barre à 20 minutes de la fin. Les Helvètes, organisés et solides en défense résisteront, et feront tomber les champions d’Europe en titre. Au final, aucun des 24 tirs, pour 8 cadrés, du côté espagnol n’aura trouvé le fond des filets. Les coéquipiers de Lichtsteiner, de leur côté, auront tiré 8 fois au but, et eu 37% de possession…
À cette époque, jamais une équipe n’a remporté la Coupe du monde après avoir perdu son premier match… les coéquipiers d’Iniesta prennent rendez-vous.

Lucas Morlier et Robin Hulin

 

 

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