Appel/Contre Appel Football

Les plus grosses surprises au (très) haut niveau

Tous les ans, les plus grandes compétitions de football réservent leur lot de surprises. Une équipe favorite prend la porte et se ramasse lamentablement dès le début de la compétition, ou encore une équipe que personne ne savait placer sur une carte se faufile parmi les meilleurs. Qu’il s’agisse de la Coupe du Monde, des coupes d’Europe ou autre compets nationales, elles accouchent chaque année de parcours inattendus. La Prolong’ a sélectionné, non sans difficulté, une sélection des meilleurs parcours d’équipes sans expérience dans les plus grands rendez-vous. 


Leicester en 2016 – L’équipe de la décennie 

Un soir de mai 2016, il y a quatre ans déjà, Eden Hazard inscrivait pour Chelsea un but phénoménal contre Tottenham (2-2), et anéantissait tout espoir de titre pour les Spurs. Leicester remportait alors, pour la première fois de son histoire, la Premier League. Guidée par leur coach Ranieri, et emmenée, sur le terrain, par l’incroyable duo Marhez-Vardy en attaque, un solide milieu et une défense infranchissable, Leicester est devenu le champion d’Angleterre le plus inattendu de ces dernières décennies. Pratiquement jamais Claudio Ranieri n’aura eu à modifier son onze de départ, d’une régularité impressionnante tout au long de la saison. 16e au classement un an auparavant, les « Foxes » restent aujourd’hui la plus grosse sensation de la décennie en football. 


Dnipropetrovsk en 2015 – Une parenthèse dans son histoire

« Dnipro quoi ? ». Basée dans la ville de Dnipro en Ukraine, ce club de l’Est parvient à atteindre la finale d’Europa League en 2015. Après un brillant parcours, et en ayant éliminé l’Olympiakos, l’Ajax Amsterdam et Bruges, le club ukrainien doit se frotter au Napoli de Gonzalo Higuain en demi-finale. Le match aller est satisfaisant (1-1). Au retour, à Kiev, les partenaires de Kalinic l’emportent (1-0) et se hissent en finale pour la première fois ! Quelques semaines plus tard, en finale, Dnipro perd de peu contre Séville (3-2), mais réussit à se faire un nom sur la scène européenne, sans avoir joué un seul match à domicile, en raison des conflits armés en Ukraine. À la suite de ce brillant parcours, le club va sombrer financièrement, et finalement être dissout pour fusionner avec le club de Dnipro-1. 


Quevilly en 2012 – Le « petit poucet » dans sa splendeur

Comment évoquer les meilleures surprises de ces dernières années, sans oublier la fameuse Coupe de France ? S’il y a des parcours inattendus d’amateurs ou d’équipes de seconde zone, pratiquement tous les ans, celui-ci est, pour la Prolong’, le plus fort. En 2012, qualifié en quart de finale, après avoir éliminé Angers puis Orléans, le club de Quevilly doit se frotter à l’Olympique de Marseille. Après une soirée inoubliable et un match rocambolesque, les joueurs de National se qualifient en prolongation contre les coéquipiers de Loïc Rémy (3-2, ap), et atteignent le dernier carré. Trois semaines plus tard, à Caen, ils réitèrent l’exploit contre Rennes (2-1) et se qualifient pour la finale, où ils s’inclineront sur le plus petit des scores face à Lyon (0-1). Le parcours de Quevilly laissera des souvenirs pendant encore de nombreuses années. 


La Bulgarie en 1994 – Miraculée puis demi-finaliste

En novembre 1993, les Bulgares se qualifient miraculeusement pour la Coupe du monde face à la France, au Parc des Princes. Alors que les deux équipes sont à égalité dans le temps additionnel (1-1), la Bulgarie n’est pas qualifiée pour le prochain mondial. Subitement, Kostadinov surgit et inscrit un but venu de nulle part. À l’été suivant, les partenaires de Hristo Stoitchkov s’envolent pour les États-Unis. Au premier tour, ils se font remarquer en battant l’Argentine (2-0), et se hissent, non sans difficulté, en huitième de finale pour la première fois de leur histoire. Mais la bande à Stoitchkov ne s’arrête pas là et réussit l’exploit d’éliminer les champions du monde allemands en quart de finale (2-1) ! Après cinq participations précédentes sans aucune victoire, les Bulgares marquent l’histoire de leur équipe et atteignent les demi-finales, qu’ils perdent contre l’Italie (2-1). Six mois plus tard, la vedette Hristo Stoitchkov sera récompensée du Ballon d’Or. 


La Corée du Sud en 2002 – La belle histoire ou l’arnaque du siècle ?   

La Coupe du Monde 2002 organisée en Corée du Sud et au Japon a révélé son lot de surprises, mais également de soupçons. Rarement autant de grandes nations n’auront été sorties prématurément. La France, l’Argentine, le Portugal ou encore l’Italie, sortiront dès le début de la compétition. De son côté, la Corée du Sud réalisera un parcours hors-norme, pour atteindre le dernier carré ! En huitième de finale contre l’Italie justement, les Coréens l’emportent au but en or au bout des prolongations. Pourtant, la défaite laisse un sentiment de malaise et intrigue. L’arbitre équatorien Byron Moreno est au cœur des critiques. Une expulsion de Totti pour simulation, après un penalty évident, des hors-jeux imaginaires sifflés contre les Italiens, et enfin des fautes et charges violentes des coréens, à la pelle, oubliées par l’arbitre, laissent planer des soupçons de corruption autour de cette victoire si étonnante. Quelques jours plus tard contre l’Espagne, c’est l’arbitre égyptien du match Gamal Al-Ghandour qui est au cœur de l’attention, et non le nouvel exploit des coréens. Même scénario contre la Roja, qui se voit refuser un but en or valable, siffler des hors-jeux inexistants, et assister à une fin de séance de tirs au but douteuse.

Les Sud-Coréens achèveront ce parcours si singulier par une défaite dans le dernier carré contre l’Allemagne. Encore aujourd’hui, le Mondial 2002 laisse un sentiment particulier, pas tant amer mais surtout intriguant. Si aucune preuve de corruption n’a été prouvée jusqu’à ce jour, des doutes subsistent encore aujourd’hui sur Jack Warner, l’ancien Vice-président de la FIFA, dont l’ombre a (trop) souvent plané autour de ce mondial asiatique. 

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